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Du 17 au 30 Août 

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GOODNIGHT SOLDIER
HINER SALEEM
Irak-France, sortie le 29/06/2022, 1h37 - VOST


Ziné et Avdal, follement amoureux, décident de se marier malgré l'hostilité de leurs familles qui se vouent une haine ancestrale. Blessé sur le champ de bataille, Avdal ne supporte pas son état et remet en cause son mariage. Ziné est convaincue que la force de leur amour peut résister à tout… 


Tous les ingrédients qui ont fait la force des films de Hiner Saleem «My Sweet Pepper Land» sont là : le combat pour l’identité kurde, le sens de l’absurde, le comique de situation, le tragique de la condition humaine.
L’histoire d’Avdal emprunte au mélo ses vieilles ficelles et dédramatise l’arrière-plan : la chute de Saddam et la présence de l’organisation Etat Islamique. On hésite entre la comédie de boulevard et la métaphore politique, mais on admire le courage du réalisateur qui a tourné au Kurdistan irakien, pays en guerre, et a terminé en pleine pandémie.


Comment êtes-vous devenu cinéaste?« Vers 6 ou 7 ans, mon père m’a offert un livre de poèmes kurdes, avec des illustrations. Celles-ci m’ont plu. Je me suis dit: "Je vais faire ça.". Plus tard, quand nous sommes arrivés en ville, j’ai vu un poste de télévision : l’image bougeait, il y avait de la musique, miracle ! Je ne comprenais rien à ce qui se disait : les émissions étaient en arabe et à la gloire du panarabisme et de Saddam Hussein. J’ai pensé : "Je dois faire parler cette boîte en kurde." J’avais 10 ans.

Comment avez-vous sauté le pas ?La peinture, que je pratiquais, ne me permettait pas de relater ce qui se passait dans mon pays. J’ai réussi à me procurer une caméra et, en 1991, j’ai tourné un documentaire – "Un bout de frontière" – que je n’ai pas pu terminer à cause de la guerre qui faisait rage. Mais, quoique  inachevé, le film a été présenté à Venise. A partir de là, j’ai pu rassembler les fonds nécessaires pour tourner mon premier long-métrage, "Vive la mariée… et la libération du Kurdistan".

Depuis vos débuts, vous semblez très attaché à la dénonciation de la condition féminine au Kurdistan…
Mon pays n’est entré que très récemment dans l’ère moderne. Nous faisons des progrès dans tous les domaines – justice, société, éducation, etc… mais les femmes sont maintenues en état d’arriération.

Vous faites des films pour changer les mentalités? Pourquoi pas ? Mon père avait un fusil. Moi, j’ai une caméra. Chacun sa façon d’être maquisard. Hiner Saleem


La révolution a le visage, sublime, de Ziné, la mariée insoumise. Actrice turque fougueuse, Dilin Döger évoque ici l’Iranienne Golshifteh Farahani, autre interprète chère à Hiner Saleem. Télérama

Si "Goodnight Soldier" est aussi exaltant dans son déploiement, c’est sans doute parce que Hiner Saleem dessine, tout en distillant de nombreuses touches d’humour, l’espoir et la promesse d’un avenir meilleur. Culturopoing.com

Cinéaste kurde, Hiner Saleem dresse le portrait doux-amer d'un soldat confronté à de nombreuses difficultés familiales et sexuelles. Une tragicomédie inspirée qui zoome sur deux personnages en guerre contre toutes les formes d'oppression avec un humour dévastateur et une lucidité à toute épreuve. Les Echos

Jouant avec les métaphores et les genres cinématographiques, H. Saleem, fidèle à son style, revisite le film d’amour avec une volonté et une maladresse touchantes. Les Cahiers du Cinéma
 

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