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Du 17 au 30 Août

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LA NUIT DU 12

DOMINIK MOLL

France-Belgique,  sortie le 13 /07/2022, 1h54

 

 1 Nomination «Cannes Premières» au Festival de Cannes 2022

 

À la PJ chaque enquêteur tombe un jour ou l’autre sur un crime qu’il n’arrive pas à résoudre et qui le hante : pour Yohan, c’est le meurtre de Clara. Les interrogatoires se succèdent, les suspects ne manquent pas, et les doutes de Yohan ne cessent de grandir. Une seule chose est certaine : le crime a eu lieu la nuit du 12...

 

Comme souvent chez Dominik Moll («Harry, un ami qui vous veut du bien», «Lemming», «Seules les bêtes»), un personnage fait intrusion  dans un univers déjà constitué : ici Yohan, flic taiseux promu chef de groupe à la PJ de Grenoble.

Sa première affaire, qui va l’obséder des années ? Le meurtre de Clara, brûlée vive par un type cagoulé alors qu’elle rentrait chez elle de nuit, après une fête, dans une zone pavillonnaire de la vallée de la Maurienne.

 

Un carton l’indique au début du film : l’assassinat de Clara ne sera jamais élucidé. Déceptif ? Non, tant cette impasse assumée donne toute sa singularité à ce polar sec aux accents post-#MeToo, filmé au sein de montagnes oppressantes dans un territoire industriel, et qui bifurque vite sur les dysfonctionnements de la société et, plus précisément, sur la tension des rapports hommes-femmes.

 

Dominik Moll autopsie le mal que nous portons tous en nous – comme dans chacun de ses films – et joue avec les nerfs du spectateur qui, en dépit de toute logique, se prend à penser que le cas trouvera sa résolution.

Autant de femmes venues le souligner : dans ce beau film très maîtrisé, un des meilleurs de Moll, c’est bien la masculinité toxique qui est sur le banc des accusés

 

La mise en scène graphique, la multiplicité de nouveaux visages d’acteurs, la vigueur du ton employé, sa justesse et la musique originale viennent compléter l’excellence de « La Nuit du 12 ». Bande à Part

 

« La Nuit du 12 », polar vertigineux signé Dominik Poll, pointe la misogynie systémique qui mine les enquêtes sur les féminicides. Glaçant. Marie Claire

 

Exceptionnels et subtils, Bouli Lanners et Bastien Bouillon sont ces flics humains, trop humains, désarmés et désarmants dans leur nuit intérieure. Le Dauphiné Libéré

 

Visage poupin récurrent du cinéma français, Bastien Bouillon trouve ici un premier rôle à sa mesure. Face à lui, le grand Bouli Lanners impressionne comme toujours d’humanité. Cinema Teaser

 

Plus qu’une enquête de police, « La Nuit du 12 » est une dénonciation accablante du système judiciaire en France. En plus, ce film passionnant signe le retour de Dominik Moll pour notre plus grand plaisir. A Voir-à-Lire.com

 

Le film français le plus fort de l’année. Le Figaro

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