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Du 7 au 20 octobre 2026

MEMORY OF PRINCESS MUMBI

DAMIEN HAUSER

Kenya-Suisse, sortie 26/08/2026, 1h19 – VOST     

                                   

En 2093, le cinéaste Kuve se rend à Umata pour filmer un documentaire sur la Grande Guerre des années 2070, qui a effacé les technologies modernes et fait renaître d'anciens royaumes. Il y rencontre Mumbi, qui le met au défi de réaliser son film sans intelligence artificielle. Il commence alors à comprendre que même les plus petits moments peuvent être d'une profonde beauté…

 

Pour Damien Hauser, le projet trouve son origine dans un événement tragique : la perte de son petit frère. En revoyant d'anciennes vidéos de famille, le cinéaste prend conscience de la beauté des moments simples malgré la douleur du deuil. Il imagine alors une œuvre réparatrice, abordant le rapport à la mémoire et aux souvenirs à travers une histoire futuriste. "Ce film est improvisé, basé sur un brouillon créé peu après le décès de mon frère. Travailler dessus a été un moyen pour moi de surmonter sa disparition", confie le réalisateur.

 

Pour donner une véritable impression de spontanéité et d'authenticité à l'écran, Damien Hauser privilégie des interprètes non professionnels. Il fait appel à un entourage très proche : des amis, des membres de sa famille ou des collaborateurs rencontrés sur de précédents projets. C'est ainsi qu'Ibrahim Joseph, déjà aperçu dans l'une de ses réalisations antérieures, décroche le premier rôle masculin de Kuve. La seule comédienne professionnelle engagée sur l'ensemble du long-métrage reste l'actrice interprétant la princesse Mumbi.

 

Afin d'édifier l'univers futuriste d'Umata en 2093 sans disposer d'un budget colossal, Damien Hauser associe tournages en décors réels, fond vert et intelligence artificielle. L'IA lui sert principalement à étendre les environnements physiques filmés sur place pour leur donner une dimension de science-fiction. Ce procédé exige un travail titanesque en post-production : chaque image nécessite de l'upscaling, du compositing et du rotoscoping via plusieurs logiciels spécialisés, occupant le cinéaste pendant près de deux ans.

 

La fabrication du film repose sur une équipe extrêmement réduite et polyvalente. Le réalisateur assume lui-même la mise en scène, l'écriture, le montage et les effets visuels. Sur le plateau, tout le monde met la main à la pâte : le cinéaste tient la caméra tandis que les acteurs s'occupent activement des costumes, du maquillage et de la gestion de l'éclairage. Newton Ronnoh cumulait quant à lui les postes de premier assistant réalisateur, de machiniste et d'acteur.

 

Loin des grosses productions hollywoodiennes explosives, Damien Hauser conçoit son projet comme un drame intimiste entremêlant documentaire, science-fiction et romance. Le cinéaste a volontairement écarté les règles d'écriture traditionnelles qui imposent une crise majeure au second acte, préférant mettre en avant des scènes calmes et contemplatives. Par ailleurs, bien que se déroulant au Kenya, il refuse l'étiquette d'« afrofuturisme », revendiquant simplement une œuvre de science-fiction ancrée dans le patrimoine culturel africain.

 

Des interprètes remarquables. Abus de Ciné

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Un superbe premier film sur un triangle amoureux dans l’Afrique du futur. L'Obs

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Une œuvre unique, dont la richesse et l'intelligence l'élèvent largement au-delà du simple statut de curiosité. Les Fiches du Cinéma

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La projection finie, tout aura été fait pour nous donner envie d’y replonger, sans la certitude d’avoir bien saisi ce qu’on a vu, mais avec celle qu’il s’agit d’un vrai et très frais moment de cinéma.

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Aussi originale qu’esthétiquement superbe, cette première œuvre cinématographique raconte avec poésie et sensibilité ce que pourrait devenir le septième art dans un futur proche façonné par l’IA. Un hommage à la beauté éternelle des actrices, qui n’échapperont jamais au pouvoir enchanteur du cinéma. aVoir-aLire.com

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Autour de cette prémisse, le réalisateur suisso-kényan Damien Hauser livre une méditation joyeuse et ludique sur la mémoire, le bonheur, le rôle de l’art et sa capacité à saisir quelque chose de la beauté des petits moments de la vie. Le Monde

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Mais sous ses dehors foisonnants - parfois brouillons, aussi -, cette fable est surtout un deuil déguisé, dédiée au petit frère du cinéaste. Vertigineux. Première

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Un des films les plus singuliers de l’année ! Télérama

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