

Mercredi 14 octobre 2026 à 20h
SERAPHINE
MARTIN PROVOST
France-Belgique, sortie 1/10/2008, 2h05
11 Prix dont 7 Césars des Meilleurs costumes - Madeline Fontaine, des Meilleurs décors - Thierry François, du Meilleur scénario original - Marc Abdelnour - Martin Provost, de la Meilleure photographie - Laurent Brunet, de la Meilleure actrice – Yolande Moreau, du Meilleur film français de l'année - Martin Provost - Miléna Poylo - Gilles Sacuto, de la Meilleure musique écrite pour un film - Michael Galasso
En 1912, le collectionneur allemand Wilhelm Uhde, premier acheteur de Picasso et découvreur du douanier Rousseau, loue un appartement à Senlis pour écrire et se reposer de sa vie parisienne. Il prend à son service une femme de ménage, Séraphine, 48 ans. Quelque temps plus tard, il remarque chez des notables locaux une petite toile peinte sur bois. Sa stupéfaction est grande d'apprendre que l'auteur n'est autre que Séraphine. S'instaure alors une relation poignante et inattendue entre le marchand d'art d'avant-garde et la femme de ménage visionnaire…
Après avoir remporté le Valois de la Meilleure actrice au Festival d'Angoulême, Yolande Moreau décroche le César en 2009.
Issu du théâtre et anciennement comédien, le réalisateur, Martin Provost signe ici son troisième film après Tortilla Y cinema (1997) et Le Ventre de Juliette (2003).
Il a choisi d'être le plus proche possible de l'univers de Séraphine en optant pour une approche sobre et réaliste (décors dépouillés, pas de couleurs dominantes, aucun effet de style, très peu de mouvements de caméra...)."J'ai très vite senti que pour ce film la mise en scène se devait d'être sobre et rigoureuse, légèrement en retrait, à l'image de Séraphine, afin que le spectateur puisse cheminer avec elle à son aise." a t-il déclaré.
Le film va permettre l'organisation d'une exposition consacrée à Séraphine, plus de soixante ans après celle qu'Uhde (son mécène) avait organisée à la Galerie de France, à la grande satisfaction du réalisateur, Martin Provost: "Maintenant, je l'espère, l'œuvre de Séraphine peut – et va – revivre au grand jour, hors d'un cercle de connaisseurs..."
Yolande Moreau est épatante en Séraphine fantasque, habitée et illuminée (...). Le film de Martin Provost est simple et touchant, plein de sensibilité à fleur de peau. Brazil
Séraphine n'est jamais plus réussi que quand recentré, concentré sur les rapports du duo improbable que composent Séraphine et Uhde, (...) qui en s'établissant comme le relais du spectateur, comme son témoin, leur donnent leur densité, et beaucoup de leur vérité. L’Obs
(...) Provost rend un double hommage à l'autodidacte (...) : en retraçant sa destinée artistique (...) et en lui prêtant la voix, les gestes, la présence d'une Yolande Moreau humblement magnifique. La Croix
Portrait d'artiste, ce biopic ravive par la finesse de son approche un genre difficile. Positif


