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Du 28 juillet au 10 août 2021

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LES RACINES DU MONDE    
De BYAMBASUREN DAVAA
Mongolie-Allemagne, sortie le 16/06/2021,  1h36 - VOST 

 

En Mongolie, le père d’Amra, chef des derniers nomades, s’oppose aux sociétés minières internationales à la recherche d’or dans les steppes. Après sa mort dans un tragique accident, son fils entreprend de continuer son combat mais avec les moyens d’un garçon de 12 ans…

Amra, descendant d’une des dernières tribus nomades de Mongolie, seconde son père dans sa lutte contre les foreurs miniers qui saccagent leur terre. On redoutait une fable initiatique sur l’innocence de l’enfance face au libéralisme.

Si les images sont belles, pas trace de pittoresque dans cette fiction qui emprunte au naturalisme pour distiller son message. En juxtaposant le labeur ancestral des paysans à celui, épuisant, des ouvriers, le cinéaste dénonce la précarité des premiers et l’exploitation des seconds.

 

«Les Racines du monde» est le quatrième film de Byambasuren Davaa, après «l’Histoire du Chameau qui pleure », « Le Chien Jaune de Mongolie » et « Les deux chevaux de Gengis Khan »,  sur les rituels et le mode de vie nomades en Mongolie.

 

La réalisatrice explique :

L’urgence de parler de ces mutations brutales que traverse mon pays. J’étais en train de développer un autre film avec mes producteurs allemands quand au retour d’un voyage dans mon pays natal, j’ai eu un déclic. J’ai écrit cette histoire. Je me devais d’évoquer l’exploitation abusive des steppes, le déracinement des nomades, l’assèchement des sources d’eau et la destruction des paysages. Dans certaines rivières, vous ne pouvez plus pêcher de poissons à mains nues comme jadis. Je n’avais pas d’autres choix, c’était ma responsabilité d’en parler."

 

Un cinéma rare, sorti de Mongolie, où l’enfance est mise à l’honneur et s’érige en symbole d’une communauté nomade, dont la modernité voudrait arracher les terres. Splendide. A Voir-à-Lire.com

 

Petite-fille de bergers traditionnels, la réalisatrice, révélée par L’Histoire du chameau qui pleure, trouve les images justes et superbes pour décrire les ravages faits à la steppe de ses ancêtres. Mais sans tomber dans le passéisme. Télérama

 

Le film embrasse l'infiniment petit et l'infiniment grand, allie sensibilité et beauté, crée des variations aux subtiles nuances.

Le Monde

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