

Du 6 au 19 mai 2026
JULIAN
CATO KUSTERS
Belgique-Pays Bas, sortie 25/03/2026, 1h31 - VOST
Fleur et Julian tombent follement amoureuses et décident de se marier dans chaque pays où leur union peut être légalement reconnue. Portées par leur amour et leur engagement, elles s’élancent cœur et âme dans ce projet. Mais après seulement quatre mariages, leur parcours va s’interrompre brusquement…
En 2012, l’artiste et écrivaine Fleur Pierets épouse sa compagne, l’océanographe Julian P. Boom, à Bruxelles. Cinq ans plus tard, les deux femmes se lancent dans une performance artistique et politique hors norme : se marier de nouveau, symboliquement, dans chacun des pays qui ont légalisé le mariage entre personnes du même sexe — au nombre de vingt-deux alors, et désormais de trente-huit, comme le précise le générique final du premier long métrage de Cato Kusters. Le « projet 22 » ne comportera hélas que quatre étapes : après la cérémonie à Paris, un cancer généralisé est diagnostiqué à Julian, qui meurt le 22 janvier 2018.
Un amour fulgurant, immédiat, saisissant, organique : beaucoup en rêvent, quelques-uns ont la chance de le vivre. Fleur et Julian s’inscrivent dans cette deuxième catégorie : leur rencontre est instantanément fusionnelle. Mais le film ne sera pas une comédie romantique, car l’image nous indique quelque chose d’autre : la figure de Julian, presque capturée comme une ombre, implique une nuance qui nous échappe d’abord, avant de nous stupéfier. Construction narrative mêlant images tremblantes au camescope et un cadre maîtrisé d’une mise-en-scène élégante, le métrage est un récit bouleversant sur la naissance d’un sentiment et son oubli, sur le regard qu’on porte sur nous, nos vies, sur notre passé, mais aussi sur l’autre, sur une idylle qu’on sait devoir s’arrêter un jour.
Chronique aussi bien intime que militante, cette première réalisation de Cato Kusters ne recherche pas le discours politique, préférant les êtres aux discours, les yeux aux gestes. Ici, tout se joue dans les nuances, dans les petits détails, dans une sobriété qui ébranle, dans une pudeur qui déchire. La caméra se place toujours au bon endroit, ne cherchant pas à en faire trop, refusant de contaminer son récit par une quelconque artificialité. Les sentiments sont réels, les émois du spectateur également. Brillante réflexion sur la persistance des souvenirs, Julian est une œuvre délicate qui donne déjà très envie de suivre Cato Kusters dans ses prochains , tant ce premier passage derrière la caméra prend aux tripes et attrape au cœur.
On sort bouleversé de la projection de ce premier long métrage. Positif
Un film superbement interprété par Laurence Roothooft et Nina Meurisse. Télérama
Œuvre d’une grande délicatesse formelle et émotionnelle, « Julian » s’impose comme une réflexion sensible sur la survivance des êtres dans la mémoire, et sur la capacité du cinéma à en capter les traces fugaces. A Voir-à-Lire.com
Pour son premier long métrage, Cato Kusters adapte le roman autobiographique éponyme de Fleur Pierets, livrant un film brut sur l’amour et le deuil, intimiste et politique, qui célèbre le droit pour tout.e.s de s’unir. Des débuts très prometteurs. Les Fiches du Cinéma
Le film mêle archives, vidéos et flash-back avec une mise en scène sobre, parfois trop. Mais « Julian » touche par sa sincérité. Positif


