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Du 6 au 19 mai 2026

 LA GUERRE DES PRIX

ANTHONY DECHAUX

France, sortie 18/03/2026, 1h36

 

Avec Ana Girardot, Olivier Gournet et Julien Frison…

 

Audrey, fille d’agriculteurs et cheffe de rayon dans un hypermarché en province, se voit propulsée à la centrale d’achat de son enseigne afin d'y défendre la filière bio et locale. Alors qu’elle fait équipe avec un négociateur aux méthodes redoutables, Audrey va devoir se battre pour faire exister ses convictions au sein d'un système impitoyable…

 

Pour ses premiers pas derrière la caméra, l’acteur Anthony Déchaux se sort avec les honneurs d’un exercice d’équilibriste : rendre cinématographique l’univers impitoyable... du yaourt. La « guerre » annoncée se joue dans les coulisses de la grande distribution, envisagée à travers le regard de moins en moins naïf d’une fille et d’une sœur d’éleveurs. Cheffe du rayon des produits laitiers dans un supermarché de province, Audrey (Ana Girardot, subtile et déterminée) intègre la centrale d’achat de son enseigne, pour y défendre la filière bio et locale. La voilà parisienne, et flanquée de Fournier (Olivier Gourmet), un supernégociateur, as de l’intimidation.

 

Ce premier film d’Anthony Dechaux fait preuve d’une belle maturité, au-delà d’un sujet à dimension économique et sociale qui a été l’objet d’autres premiers films, comme Petit paysan d’Hubert Charuel. L’histoire d’Audrey dénonce la folie d’un système économique qui impose à toutes les parties de se défendre pied à pied contre de prétendus adversaires qui ne peuvent plus être des partenaires. Même si l’on voit venir le dilemme pour Audrey par rapport à l’activité de son frère, le récit va bifurquer habilement vers une autre problématique.

 

Ce film, sans parti pris excessif, se suit comme un drame familial contemporain et profite d’une belle distribution : notamment Ana Girardot, entre douceur et détermination, très juste ; tout comme Julien Frison, moins naïf et faible qu’il ne paraît ; et Olivier Gourmet, massif, barbu et peu causant, droit dans ses bottes, qui en impose à qui se frotte à lui.

 

Un premier essai de long métrage, respectueux de la ruralité, plutôt réussi. Un cinéaste à suivre... 20 minutes

 

Le réalisateur le dépeint avec un mélange de réalisme quasi-documentaire et d’efficacité narrative évoquant le cinéma de Stéphane Brizé pour signer un thriller social tenu de bout en bout, éclairant et prenant à la fois. Le Journal du Dimanche

 

Ce film passionnant décrit la réalité de négociations violentes qui mettent les agriculteurs à genoux. Clé de voûte du récit, l’éblouissante Ana Girardot trouve quant à elle l’un de ses meilleurs rôles, en pasionaria tourmentée à laquelle on s’identifie à l’évidence, dans ses convictions... comme dans ses compromissions. La Voix du Nord

 

Un thriller social haletant sur les mécanismes de la grande distribution. Télérama

 

Dans le thriller social « La Guerre des prix », Anthony Dechaux propulse la cheffe de rayon d’un hypermarché, misant sur l’agriculture bio et locale, dans un système prédateur où seule l’augmentation des marges compte. L’Humanité

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