top of page
Retour.png
FUORI.webp

Du 28 janvier au 10 février 2026

FUORI

MARIO MARTONE

Italie, sortie 3/12/2025, 1h57 - VOST

 

Rome. Années 80. Goliarda Sapienza travaille depuis 10 ans sur ce qui sera son chef-d'œuvre : L'Art de la joie. Mais son manuscrit est rejeté par toutes les maisons d'édition. Désespérée, Sapienza commet un vol qui lui coûte sa réputation et sa position sociale. Incarcérée dans la plus grande prison pour femmes d'Italie, elle va y rencontrer voleuses, junkies, prostituées mais aussi des politiques. Après sa libération, elle continue à rencontrer ces femmes et développe avec l'une d'entre elle une relation qui lui redonnera le désir de vivre et d'écrire…

 

Faut-il encore présenter Goliarda Sapienza ? Depuis une vingtaine d’années, cette actrice italienne (1924-1996) est devenue une figure majeure de la littérature, grâce à son chef-d’œuvre, L’Art de la joie, roman sur la connaissance de soi qu’elle a mis dix ans à écrire, mais qu’elle n’est jamais parvenue à faire éditer de son vivant. Maudite, elle le fut. Un culte est né autour d’elle, modèle de femme libre, libertaire, indomptable.

D’où ce biopic de l’écrivaine et figure féministe italienne des années 1980 - interprétée par Valeria Golino - mondaine éthérée qu’un vol conduit en prison et à qui il permet d’approcher un groupe de délinquantes issues des classes populaires.

En troussant une fable chorale délibérément aimable et colorée, Mario Martone dilue quelque peu ce qui apparaît vite comme le vrai cœur battant du film : la relation décisive que Sapienza noue avec une jeune codétenue, Roberta (Matilda De Angelis, beauté brute et réactivité animale), chacune détectant chez l’autre un potentiel insoupçonné autant qu’une compatibilité étrange. La singularité de ce duo finit par reconfigurer les contours de l’ensemble, manœuvre subtile, oblique et désarmante, à l’instar du charme faussement discret qui se dégage de la précieuse Valeria Golino.

Aux antipodes du biopic pompeux ou hagiographique, Fuori calme d’emblée le jeu autour du «phénomène» et s’en tiendra jusqu’au bout à cette position humble, sobre, néanmoins subtile. Le film est une dérive douce, presque paisible, empreint d’une mélancolie diffuse. La solitude, le sentiment de gâchis et es idées suicidaires ne sont jamais loin.

Quel plaisir pourtant, que cette balade intérieure (avec Robert Wyatt en B.O.), non loin de celle de Nanni Moretti en Vespa dans Journal intime…

 

Un film déchirant et lumineux. Positif

 

Pour autant, la singularité de ce duo finit par reconfigurer les contours de l’ensemble, manœuvre subtile, oblique et désarmante, à l’instar du charme faussement discret qui se dégage de la précieuse Valeria Golino. L’Obs

 

Dans son nouveau film, le cinéaste italien Mario Martone évoque la personnalité complexe de la romancière de « L'art de la joie ». Résultat inégal. Les Echos

 

Habité d’une douce mélancolie qu’accompagnent les mélopées de Robert Wyatt, porté par deux grandes performances d’actrice, « Fuori « a des airs de quête d’évasion fragile des cages invisibles qui enferment. Mario Martone guette partout la lumière, l’étincelle passagère qui fera vibrer un peu de vie. Le Monde

bottom of page