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Du 11 au 24 mars 2026

POMPEI, SOTTO LE NUVOLE

Documentaire de GIANFRANCO ROSI

Italie-France, sortie 19/11/2025, 1h55 - VOST

 

Prix Spécial du Jury à la Mostra de Venise 2025

 

Pompéi, Naples, le Vésuve. Des vies sous la menace du volcan : archéologues, pompiers, éducateurs, marins, photographes… La terre tremble et le passé infuse dans le présent de tous. En donnant voix aux habitants, le film compose un portrait inédit de la ville, comme une machine à voyager dans le temps…

 

Qu'on soit fan ou non de l’œuvre de Gianfranco Rosi, son nouveau long métrage, passé par la Mostra de Venise, d'où il est reparti avec le Prix Spécial du Jury, mettra peut-être tout le monde d'accord. Vision méta d'un territoire soumis à un risque majeur, celui d'une éruption qui s'est déjà produite il y a fort longtemps, trace invisible dans une mémoire collective entre traumatisme et fascination pour Pompei, ville romaine ensevelie, "Pompei, sotto le nuvole" laisse la parole aux locaux et à leur ressenti de bien belle manière. S'ouvrant par une citation de Cocteau (« Le Vésuve produit tous les nuages du monde »), le film adopte un noir et blanc couleur cendres des plus léchés, pour mieux prendre du recul sur le sentiment de danger.

Ponctuant son portrait plutôt sombre, de respirations prenant la forme de moments où l'on entend des enregistrements d'appels aux pompiers, tantôt dramatique dans ce qu'ils disent de l'humanité (des violences conjugales...), tantôt irrésistiblement drôles, Gianfranco Rosi revient également sur ses thèmes de prédilection : exploitation des gens, migrations économiques, construisant ça et là des parallèles troublants. Questionnant la stabilité d'un territoire, au sens propre (ouvertures de cavités, éboulements, salles de spectacle en ruine...), comme au figuré (traces de l'Histoire, évolutions sociales, refuges divers dont religieux...), le film prend finalement aussi une dimension universelle. On en ressort en tous cas, des images sublimes plein les yeux, avec un aperçu de ce que peut signifier l'(entr)aide (envers certaines populations, entre générations...), conscients que le sentiment de peur, répandu, n'est pas la bonne direction.

 

Un documentaire d'une rare beauté, sur la vie en alerte, face à un volcan légendaire. Abus de Ciné

 

Un documentaire poétique au noir et blanc somptueux, riche en références, où le réalisateur établit des correspondances entre la destruction de Pompéi et l’avenir incertain du monde. Télérama

 

De toute beauté, minutieusement monté avec des détours dans les réserves de musées ou dans les tunnels du métro jusqu'aux quartiers périphériques, le film explore avec sensualité la temporalité d'exception de Naples. La Tribune dimanche

 

Gianfranco Rosi, 61 ans, installé à New York, qui a remporté l’Ours d’or à Berlin avec Fuocoammare (2016), trace son sillon, imposant son style : sujets graves, inclination esthétisante, approche chorale. Il est loisible de penser qu’il signe avec Pompei son plus beau film. Le Monde

 

"Le Vésuve produit tous les nuages du monde". Cette citation de Cocteau qui ouvre le film en condense la pari esthétique. Positif

 

Toute la beauté de la mise en scène de Gianfranco Rosi réside dans cette ambivalence des temps : un noir et blanc au présent, un cinéma de patrimoine qui diffuse de grands films à une salle vide aujourd’hui… Première

 

Ces voix dans la nuit, curieuses, inquiètes, parfois affolées, sont à la fois émouvantes (s’y manifeste la peur de la mort) et drôles, d’une théâtralité absolument italienne, expression d’un peuple que le cinéma de ce pays savait autrefois si bien filmer et qui resurgit ici de manière quasi fantomatique. Cahiers du Cinéma

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