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Du 25 mars au 7 avril 2026

PALESTINE 36

ANNEMARIE JACIR

Palestine-France-Qatar-Arabie Saoudite-Grande-Bretagne-Jordanie, sortie le 4/ 01/2026, 1h59 - VOST

 

Avec Jeremy Irons, Hiam Abbass, Kamel El Basha…

 

Palestine, 1936. La grande révolte arabe, destinée à faire émerger un État indépendant, se prépare alors que le territoire est sous mandat britannique…

 

Les films de la cinéaste palestinienne Annemarie Jacir, qu’ils se déroulent à l’époque contemporaine (Le Sel de la terre) ou non (Quand je t’ai vu), sont hantés par la Nakba — la « catastrophe » de 1948, quand des centaines de milliers de ses compatriotes durent quitter leur terre natale après la défaite des pays arabes lors de la première guerre contre Israël. Son nouveau long métrage, de loin son plus ambitieux et son plus spectaculaire, se déroule douze ans avant cet événement traumatique. Mais, d’une certaine manière, il l’annonce. Et en donne de précieuses clés de compréhension.

Actuellement encore en lice pour être nommé aux Oscars 2026 (le film faisant partie des 12 présélectionnés à la récompense du meilleur film international), Palestine 36 a le mérite d’avoir un pitch explicite, habilement résumé par la tagline de l’affiche : « 1936. La Grande Révolte arabe contre l’Empire colonial britannique ». Tout est contenu dans ces quelques mots ; mais la réalité historique est bien plus complexe, justifiant aisément qu’on revienne sur cet épisode fortement méconnu et pourtant ô combien important pour le peuple palestinien.

Mêlant de la fiction à des images d’archives, le récit suit différents personnages, des officiers anglais à une journaliste locale symbole de l’émergence d’une pensée féministe, en passant par des paysans et rebelles, animant une chronique instructive et lyrique sur une région encore ensanglantée en 2026. Œuvre chorale et lumineuse malgré la noirceur des faits retranscrits, le film embrasse son côté épique, assumant une mise en scène parfois ostentatoire pour mieux montrer l'horreur. Ici, on tire trop souvent avant de réfléchir, on tue avant de poser les questions.

Sans manichéisme, avec une écriture aiguisée et un montage ciselé, le métrage s’impose comme une leçon d’histoire aussi nécessaire que visuellement étonnante. Probablement trop long, et potentiellement gagnant à recentrer son intrigue sur quelques protagonistes plus forts, Palestine 36 demeure un projet puissant qui n’élude pas les interrogations sur le sionisme. Au-détour d’un dialogue ou d’un acte en arrière-plan, les mots prennent une autre dimension, les répliques deviennent des pamphlets anticolonialistes ; les gestes banals, des emblèmes d’une contestation présente et à venir. La sentence est tristement irrévocable : l’histoire se répète, et on laisse la boucle se produire…

 

 « Palestine 36 » éclaire de façon pertinente une partie des racines de la situation géopolitique au Moyen-Orient, devenue inextricable. Franceinfo.Culture

 

Une reconstitution ambitieuse et utile. Télérama

 

Dans cette œuvre hybride qui mêle la petite et la grande histoire, des images d’archives colorisées à la fiction, la cinéaste remet la Palestine au centre. L’Humanité

 

« Palestine 36 » d'Annemarie Jacir est une œuvre politique d’une grande maturité, de celles qui s’inscrivent dans le temps de nos mémoires communes. Nous sommes conviés à une fresque naturaliste et romanesque, où l’hybridation des genres épouse les mouvements des cœurs en action. A Voir-à-Lire.com

 

Des images d’archive colorisées introduisent chaque nouvelle partie pour mieux authentifier la beauté d’un monde disparu qui semblait alors vivre ses derniers instants de relative insouciance. Fort. Première

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