

Du 29 juillet au 11 août 2026
LE GARCON QUI FAISAIT DANSER LES COLLINES
GEORGI M. UNKOVSKI
Macédoine-République Tchèque-Serbie-Croatie,
sortie le 03/06/2026,1h39 - VOST
Ahmet, 15 ans, grandit au milieu des montagnes de Macédoine où il garde les moutons de son père tout en prenant soin de son petit frère. Mais lui, ce qui le fait rêver, c’est la musique. Entre les attentes de son entourage et ses envies d’ailleurs, Ahmet pourra-t-il un jour suivre son propre chemin ?...
Ce récit d’apprentissage très original nous parvient d’un petit pays d’Europe de l’Est créé lors de l’éclatement de l’ancienne Yougoslavie : la République de Macédoine du Nord. Dans ses montagnes vivent les Yörük, des bergers semi-nomades d’origine turkmène longtemps restés à l’écart du reste de la population, avant que les plus jeunes, réseaux sociaux aidant, se rapprochent du monde extérieur. Ahmet, l’attachant héros du film, a 15 ans et garde les moutons de son père, tout en s’occupant de son petit frère… et en rêvant de s’affirmer grâce à la musique. Il n’est pas insensible non plus aux charmes de sa voisine, Aya, qui a un plan secret pour échapper à un mariage arrangé avec un travailleur immigré en Allemagne.
Le conflit entre tradition et modernité est chroniqué avec vivacité et drôlerie dans ce feel good movie qui déjoue souvent les clichés sur la représentation de la vie rurale dans les Balkans. Les jeunes filles yörük s’affichent bien en costumes hyper colorés et richement brodés — « folkloriques » pourrait-on dire —, mais elles s’entraînent d’arrache-pied sur une chorégraphie digne d’un girls band et destinée à faire le buzz sur TikTok. La bande originale mélange habilement les instruments traditionnels et les rythmes électro. Et, dans la scène la plus étonnante du film, Ahmet puis son troupeau se retrouvent dans une rave party surprise au fond des bois — images insolites, à l’onirisme bienvenu, de ces moutons égarés sous les stroboscopes au milieu des « teufeurs » qui sautent dans tous les sens.
Ce n’est pas la seule trouvaille heureuse de ce premier long métrage maîtrisé. Le réalisateur a ainsi malicieusement scandé son récit par des plans récurrents d’un groupe de femmes réunies sous un arbre pour commenter la vie et les actions d’Ahmet. L’allusion au chœur des tragédies grecques est évidente. Mais Georgi M. Unkovski n’en fait pas mystère : ces mères et grands-mères à la langue bien pendue sont aussi un clin d’œil aux deux papys narquois qui, depuis leur loge, se moquent des prestations des marionnettes du Muppet Show !
Les abruptes montagnes de Macédoine servent de décor guttural à une échappée libre et malicieuse qui, en fuyant le pittoresque, dit le poids du religieux dans un village où l’imam, dépassé, essaie, sans y parvenir, d’automatiser l’appel à la prière. Le diable est bien dans les détails et ils sont nombreux dans cette fantaisie colorée qui s’équilibre entre légèreté de ton et gravité des émotions. Réjouissant coup d’essai.
Dans une interview accordée au magazine Variety, Georgi M. Unkovski a fait savoir que pendant l’étape du casting, il avait vu, avec sa directrice de casting, Kirijana Nikolovska, plus de 3000 jeunes garçons pour le rôle d’Ahmet. C’est finalement Arif Jakup, dont c’est la première expérience au cinéma, qui a été choisi au terme d’un long processus de casting.
Un premier film lumineux et gorgé de vie. CinemaTeaser
Le diable est bien dans les détails et ils sont nombreux dans cette fantaisie colorée qui s’équilibre entre légèreté de ton et gravité des émotions. Réjouissant coup d’essai. L’Obs
Ce récit d’apprentissage chronique le conflit entre tradition et modernité avec vivacité et beaucoup d’humour. Télérama
Une histoire locale qui prend une ampleur universelle et résonne fortement avec un monde qui œuvre, encore et toujours, pour la liberté. Les Fiches du Cinéma
Un récit d’apprentissage rural à la fois comique et chaotique, d’une drôlerie absolument irrésistible et d’une tendresse infinie... Le Dauphiné Libéré


