

Du 12 au 25 août
ULYSSE
LAETITIA MASSON
France, sortie 17/06/2026, 1h37
Avec Élodie Bouchez, Alphonse Roberts, Stanislas Merhar…
Alice, chercheuse en sociologie, découvre qu’elle est enceinte. Vladimir, son mari, exulte. Ce sera un garçon ! Ils l’appelleront Ulysse. Sauf qu’à un an, Ulysse ne rentre pas dans les courbes. Trop petit, trop maigre. Les pédiatres s’interrogent et le verdict tombe : syndrome génétique. Ulysse ne sera pas comme les autres. Mais comment sera-t-il ? Mystère. Commence alors la très particulière odyssée d’Ulysse : marcher, parler, apprendre, comprendre, s’épanouir. Alice se lance dans l’aventure, déterminée à ce qu’Ulysse trouve sa place dans le monde…
Périlleuse entreprise que de mettre en scène devant la caméra un pan de sa vie personnelle, familiale et intime. C’est le défi que s’est lancé Laetitia Masson avec son neuvième long-métrage pour le grand écran. La réalisatrice d’En avoir ou pas, À vendre, La Repentie et Pourquoi (pas) le Brésil a ainsi changé d’axe créatif.
Le terreau réel et vécu débouche sur une fiction centrée sur un matériau émotionnel. Celui lié à l’existence de son fils, Alphonse, porteur d’un syndrome génétique, qui se retrouve à s’incarner lui-même à l’âge adolescent dans un double fictif : Ulysse. Comment trouver la bonne distance en évitant la victimisation, le voyeurisme et l’exhibitionnisme ? En y opérant justement un décalage grâce à la vitalité, à l’humour et à un refus du naturalisme.
La fiction est assumée, aussi inspirée soit-elle de situations véridiques. Sans devenir non plus un poster sociologique ni un film à dossier, Ulysse s’épanouit en tant que trajectoire romanesque, celle d’une (partie de) vie. Le parcours du combattant et de la combattante pour que le protagoniste titre trouve sa place.
Laetitia Masson trouve ici sa vérité via l’épatante Élodie Bouchez qui joue la mère protagoniste. Le personnage d’Alice n’est pas cinéaste, mais chercheuse en sociologie. Elle doit démêler le possible de l’impossible, et contourner les embûches pour mieux offrir à son enfant l’espace pour s’épanouir.
Un élan inlassable domine la toile, et contrebalance la dureté sociétale, les injonctions aliénantes et les empêchements successifs face au handicap et à la différence, soi-disant accueillis par le corps social. Cette odyssée débordant d’amour s’accompagne aussi d’une présence rafraîchissante des couleurs et de la musique, jusqu’à l’émotion lancinante de La Sarabande de Haendel, qu’interprète le père pianiste (Stanislas Merhar). Révélé en sélection officielle à Cannes, en clôture de la section Un Certain Regard, Ulysse vibre fort.
Heureux qui, comme nous, a fait ce beau voyage et appris à regarder, tendrement, la différence. Closer
Pour son film présenté en sélection « Un Certain regard » lors du dernier Festival de Cannes, Laetitia Masson s’est inspirée de sa propre histoire, de sa bataille pour l’intégration de son fils dans la société. C’est l'Odyssée d'une mère pour intégrer son fils lourdement handicapé dans la société. L’Humanité
Laetitia Masson bouleverse en injectant dans son univers créatif un pan de son vécu personnel et familial. "Ulysse" s’affirme comme un trajet fictionnel plein de vitalité, comme une ode à la singularité, et comme un chant d’amour à son fils. Bande à Part
C’est son fils, tignasse noire de clown ébouriffé, silhouette penchée au travers burlesque, qui va bien à l’absurdité et au tragicomique de nombre de situations. Dans la chronique du film, Thibaut Mahieux qui incarne Ulysse jeune, est lui aussi formidable. Le Dauphiné Libéré


