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Du 8 au 21 avril 2026

THE MASTERMIND

KELLY REICHARDT

USA, sortie 04/02/2026, 1h50 – VOST

 

Avec Jos O’Connor, Alana Haim, John Magaro…

 

1 Nomination au Festival Américain de Deauville 2025 & au Festival de Cannes 2025

 

Massachussetts, 1970. Père de famille en quête d'un nouveau souffle, Mooney décide de se reconvertir dans le trafic d'œuvres d'art. Avec deux complices, il s'introduit dans un musée et dérobe des tableaux. Mais la réalité le rattrape : écouler les œuvres s’avère compliqué. Traqué, Mooney entame alors une cavale sans retour...

 

Monsieur Tout-le-Monde contrarié ou rebelle lymphatique ? JB Mooney (Josh O’Connor) est à la fois l’un et l’autre. Trop ambitieux pour se soumettre aux contraintes aliénantes d’un travailleur moyen, il entretient sa petite famille avec les économies ponctionnées à ses notables de parents, en attendant de saisir l’opportunité miraculeuse qui, frémissant sous la surface de son morne quotidien, changerait tout, train de vie, prestige social, estime de soi. Un beau jour, Mooney se lance : il profite de la défaillance de la sécurité du petit musée de sa ville pour dérober quelques tableaux. Que faire, après pareil coup d’éclat ? Notre apprenti braqueur n’y a pas vraiment songé, moins par bêtise que par humilité. Peut-être n’aspire-t-il qu’à prendre la fuite, quitter femme, enfants, patrimoine, se contenter du parfum romantique de la subversion plutôt qu’envisager l’avenir en adulte.

C’est ce doute (ou ce reflux juvénile) que travaille admirablement Kelly Reichardt, avec ce même regard d’anthropologue relâché qui irriguait les beaux « Old Joy » et « Showing up » − il n’est pas anodin que l’intrigue s’implante au début des années 1970, ère grise, début de la fin des idéaux hippies que Mooney, soliste forcené, méprise autant que le conformisme de la majorité silencieuse.

Souveraine, la cinéaste slalome entre les bornes contrastées du récit de casse, frôle la parodie sans jamais y tomber, exploite la moindre étincelle d’action avec un brio d’autant plus remarquable que son film se déploie dans un périmètre ultra-restreint, jonglant à dessein avec des figures ternes, que la seule précision de la mise en scène contribue à rendre fascinantes.

Josh O’Connor n’est pas non plus pour rien dans cette réussite : à la fois touchant et pathétique, insondable et fébrile, il est absolument formidable.

C'est un très beau film teinté de drôlerie mélancolique. Franceinfo.Culture

 

Rien ne sert de courir, on n’arrivera à rien : c’est l’idée générale des films. De quoi pour la cinéaste aller à l’essentiel, suivre la « dérive pure », le but jamais atteint des errances sans destin. Libération

 

La réalisatrice américaine renouvelle le film de braquage avec cette subtile dérive d’un voyou minable, portée par l’impressionnant Josh O’Connor. Télérama

 

Derrière ce titre ironique, Kelly Reichardt signe le portrait d’un homme se rêvant en grand trafiquant d’art dans un film tout droit sorti des années 70, à la fois modeste et enivrant. CinémaTeaser

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