

Du 15 au 28 juillet 2026
COLLAPSE (face à Gaza)
Documentaire de ANAT EVEN
France, sortie le 06/05/2026, 1h18 - VOST
Peu après le 7 octobre 2023, Anat retourne dans ce qui était autrefois sa maison. Elle erre et filme pendant plus de deux ans dans ce kibboutz incendié et sur des terres agricoles transformées en machines de destruction. Au-delà de la clôture, Gaza est anéantie…
Après l’attaque du Hamas contre Israël, le 7 octobre 2023, la réalisatrice se rend avec sa caméra dans le kibboutz de Nir Oz, où elle a jadis vécu. Dix-sept jours se sont écoulés lorsqu’elle filme les lieux déserts - seulement habités par des chats errants et des paons majestueux - les maisons détruites, le silence strié par les chants d’oiseaux. «Le désastre est gravé dans le paysage. », dit-elle en voix off.
De jour en jour, elle filme « l’irréparable, l’impardonnable. » Ce constat douloureux s’accompagne d’une autre question, que lui pose Ariel Cypel, son ami israélien resté à Paris, tandis que la riposte de Tsahal – les forces de défense d’Israël – va bien au-delà de la légitime défense : « Comment rendre compte de la situation à Gaza ? ».
Des oiseaux chantent tout près ; au loin, des missiles et des bombes à fragmentation lâchées depuis des avions explosent, des soldats se déploient, des camions militaires sillonnent la région, des chars énormes aplanissent tout sur leur passage. Aux lettres d’Ariel (crédité au générique comme co-scénariste) lues en voix off, répondent de la même façon les lettres d’Anat. De cet échange émaillé d’interrogations légitimes sur la violence inouïe de la situation actuelle « sans précédent » naît un commentaire sensible et déchirant, qui accompagne des images post-apocalyptiques, où la nature reprend ses droits.
Mais l’apocalypse continue : « Soixante mille morts, cinquante mille mutilés, dont le seul crime est d’être nés à Gaza : voilà l’arithmétique froide de la géopolitique. » Un médecin de Gaza envoie, lui aussi, des lettres qui rendent compte d’une partie de l’ampleur du désastre. « Des Juifs auteurs de pogroms, c’est insensé ! » C’est glaçant, inconfortable, mais nécessaire : un état des lieux qui hurle d’humanisme et prône une évidence (qui ne paraît pourtant pas si claire pour tout le monde) : « La guerre détruit notre avenir à tous ».
Lorsque la réalisatrice israélienne Anat Even revient sur les lieux de son enfance, qui se trouvent être au cœur de l’horreur, à Gaza, se profile le tableau bouleversant d’une guerre absurde, projetée contre une enfance et des amitiés brisées. Les Fiches du Cinéma
« Collapse (face à Gaza) » est un grand documentaire malgré la modestie des moyens qu'il emploie - Anat Even et sa caméra -. Ces paysages désertiques et ces scènes minimalistes crient le mal-être de la réalisatrice devant une guerre sanguinaire sans sens. Franceinfo.Culture
C'est bel et bien cette impuissance que cherche à enregistrer « Collapse (face à Gaza) », envahi par la guerre mais réduit à seulement filmer ce qui environne le conflit. En cela, il s'agit peut-être d'un film capital sur le monde qui nous est contemporain, témoignage esthétique sur l'impossibilité même du témoignage direct. Culturopoing.com
Entre l’arrogance du gouvernement israélien et l’abandon du peuple gazaoui, la réalisatrice israélienne Anat Even pose un regarde sensible et personnel sur l’absurdité de la guerre et plaide pour un pacifisme pourtant bien utopique. A Voir-à-Lire.com


