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Du 26 août au 8 septembre 2026

SEULS LES REBELLES

DANIELLE ARBID

France-Liban-Emirats Arabes Unis, sortie le 24/06/2026, 1h38 - VOST

 

Avec  Hiam Habbass, Mohomat-Amine Benrachid, Shaden Fakih…

 

Suzanne, veuve d’une soixantaine d’années, fait la connaissance d’Osmane un soir à Beyrouth… Il est jeune, noir, soudanais, migrant sans papiers. Elle est libanaise d’origine palestinienne et a le double de son âge… Ils tombent amoureux. Le Liban est au bord du précipice. Alors que leur amour déclenche une levée de boucliers, au cœur du chaos ambiant, Suzanne et Osmane résistent…

 

Qu’importe si Danielle Arbid passe après Fassbinder (« Tous les autres s’appellent Ali ») ou Hal Ashby (« Harold et Maude ») en matière de romance asymétrique : dans ce beau mélo languide, elle ne s’amuse jamais à cultiver l’illusion d’une histoire neuve ni à tourner autour du pot.

Elle filme l’évidence d’un amour qui tient moins d’un miracle romantique que d’une stricte logique des fluides rapprochant ces deux personnages que tout oppose au même niveau de dépendance, d’espoir insoupçonné d’un avenir radieux.

Le dénuement humain et matériel d’Osmane, plongé dans l’enfer de l’immigration clandestine, répond à la solitude extrême de Suzanne, socialement contrainte de poursuivre son existence dans le souvenir d’un mariage en apparence convenable mais en réalité forcé.

 Et puis il y a Beyrouth, décor fantomatique et personnage en creux, qui dicte les conditions de cet amour. Contrainte par le désordre politique dans la région, Danielle Arbid n’a pas pu tourner sur place, mais ne renonce pas à en faire l’écrin de son film. Par un savant collage photographique, elle a reconstitué à Paris les rues, l’ambiance et l’humeur de la ville. Le résultat, d’une exactitude bluffante, dégage une atmosphère onirique et mortifère qui dit à la fois l’étrangeté de la romance et la prescience d’un monde sur le point de disparaître.

 

À la fois subversif et attendu, ce film a le charme des belles histoires. Les Fiches du Cinéma

 

La mise en scène de Danielle Arbid est une invitation à s'aventurer aussi bien dans le dédale des émotions de ses héros, parfois contradictoires, que dans celui des rues de Beyrouth. Franceinfo.Culture

 

À Beyrouth, une femme de 60 ans et un migrant soudanais de 25 ans tombent amoureux. Sur fond de guerre et de chaos politique, Danielle Arbid signe une puissante métaphore d’un pays au bord du gouffre. L’Humanité

 

Une ode à l’amour mais aussi au Liban, tourné par des acteur·rices palestinien·nes, soudanais·es, libanais·es réuni·es à des milliers de kilomètres des lieux décrits. Et donc une ode, aussi, au cinéma et au mélange. Les Inrockuptibles

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 Ce magnifique film de Danielle Arbid, à la croisée entre le drame social et la romance, brille par sa capacité à lier l'intime avec quelque chose de plus grand. "Seuls les rebelles" se distingue aussi par sa conception singulière née de la contrainte qu'impose un contexte géopolitique instable. Positif​

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