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Du 26 juillet au 8 août

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FIFI
JEANNE ASLAN, PAUL SAINTILLAN
France, sortie le 14/06/2023, 1h48



Nancy, début de l’été... et Sophie, dite Fifi, 15 ans, est coincée dans son HLM dans une ambiance familiale chaotique. Quand elle croise par hasard son ancienne amie Jade, sur le point de partir en vacances, Fifi prend en douce les clefs de sa jolie maison du centre-ville désertée pour l’été. Alors qu’elle s’installe, elle tombe sur Stéphane, 23 ans, le frère aîné de Jade, rentré de manière inattendue. Au lieu de la chasser, Stéphane lui laisse porte ouverte et l’autorise à venir se réfugier là quand elle veut...

Le scénario de Fifi est fortement inspiré par des souvenirs personnels d’enfance et d’adolescence de la réalisatrice Jeanne Aslan, qui a grandi en Lorraine. Elle se rappelle : "J’avais envie de restituer l’ambiance particulière du quartier où j’ai grandi. Un quartier HLM qui n’a rien à voir avec ceux qu’on voit dans les médias. Il en existe d’ailleurs des milliers, des cités de ce genre, au fond assez tranquilles, voire désolées, et où les problèmes sont surtout d’ordre financier."

"Mais Fifi, ce n’est pas vraiment moi, et sa famille n’est pas exactement la mienne. D’ailleurs, moi, je suis d’origine turque, mais mon quotidien était celui de tous ceux qui vivaient là. Nous étions plusieurs familles avec une fratrie de six ou sept gosses, avec tout ce que ça suppose de promiscuité, de problèmes, etc. Fifi et sa famille sont au fond un mélange de nous tous."

Autant de moments vus mille fois à l’écran mais auxquels les deux cinéastes rendent une pureté originelle. Il faut dire que leur partition délicate est interprétée par la phosphorescente mais charnelle Céleste Brunnquell, et par Quentin Dolmaire, styliste de la langue. En eux, le cinéma français a trouvé de nouveaux stradivarius.

Beau film, tour à tour grave comme un songe et rieur comme une comptine, que « Fifi », qui déploie dans le temps délié de l’été une relation privilégiée entre deux âmes statuaires et esseulées, échouées entre la table de ping-pong et la clope en terrasse. Les Fiches du Cinéma

 

Histoire de deux solitaires qui s’apprivoisent et portrait doux d’une adolescente, le film de Jeanne Aslan et Paul Saintillan trouve sa voix singulière en évitant les scènes et passages attendus. Libération

 

Entre comédie et chronique sociale, cette belle histoire d’une rencontre inattendue, pleine de charme et aux dialogues ciselés, doit aussi beaucoup à ses deux jeunes interprètes. aVoir-aLire.com

 

Il se passe une foule de choses et presque rien dans ce film plein de charme, mais ce presque rien est montré avec délicatesse, sans précipitation. L'Obs

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