

Du 17 au 30 juin 2026
NOUS L’ORCHESTRE
PHILIPPE BÉZIAT
France, sortie 22/04/2026, 1h30
Comment jouer ensemble sans se sentir disparaître dans la masse ? Comment cohabiter si longtemps sans que le groupe explose ? Quel rôle joue vraiment le chef d’orchestre ? Pour la première fois, caméras et micros se faufilent parmi les 120 musiciens de l’Orchestre de Paris, à la Philharmonie, sous la baguette de leur jeune chef prodige, Klaus Mäkelä. Un film immersif au cœur de la musique en train de se faire ; au plus près de l’expérience des musiciens, de leurs émotions, de la beauté...
Qui, aujourd’hui, filme mieux la musique que Philippe Béziat ? D’ordinaire porté sur l’opéra, le documentariste nous plonge cette fois au sein de l’Orchestre national de Paris dont il décortique l’artisanat, met en exergue les communautés d’instruments, fait émerger certaines personnalités.
La même ambition que dans le fabuleux « Indes galantes » l’anime : raconter un idéal de société à travers la fabrique d’un spectacle, célébrer la communion complexe d’une diversité de talents et de citoyens que leur aspiration élève vers le beau.
Aspiration que Béziat partage avec eux, guidée avant tout par la musique qui se crée (Stravinsky, Ravel, Mahler), naviguant de l’intime au collectif, de l’apport de chacun à l’œuvre globale, par la grâce d’un mixage sonore éblouissant, spatialisé et nuancé, d’un filmage hypersensible et d’un montage symphonique sachant tirer profit de l’architecture de la Philharmonie de Paris comme de la passion palpable du chef d’orchestre, Klaus Mäkelä.
Pas besoin d’être un mélomane averti pour être happé par la mise en scène et la mise en son. Que l’on reconnaisse ou non le répertoire (Stravinsky, Bartók, Ravel, Rimski-Korsakov, Chostakovitch…) importe peu. Les références ne seront d’ailleurs mentionnées qu’au générique de fin.
Pour dynamiser le dialogue entre les différents chefs invités à diriger la formation parisienne et les musiciens assis dans la fosse, Philippe Béziat use du bon vieux champ-contrechamp : quand la cheffe Elim Chan réclame des cuivres plus « sanglants », on voit et on entend les trompettistes se concerter et affûter leurs pistons ; quand Herbert Blomstedt, 97 ans, dirige la huitième symphonie d’Anton Bruckner en bougeant à peine les doigts, le montage alterne avec les commentaires du timbalier Camille Baslé, épaté par tant de précision.
Une plongée extraordinaire, signée Éric Béziat, au plus près des cent vingt musiciens de l’Orchestre de Paris et du jeune chef finlandais Klaus Mäkelä, dans une mise en scène et mise en son virtuose. Télérama
Un documentaire éblouissant sur les secrets de la fabrique d’un concert symphonique. L’Obs
En quatre-vingt-dix minutes qui passent comme un rêve, le réalisateur (aidé d’une équipe hors pair de techniciens du son, de monteurs image et son) nous donne à voir et à entendre un monde en soi, une communauté au don magique, qui en rappelle tant d’autres. C’est foisonnant, passionnant. Unique. Bande à Part
Un extraordinaire poème visuel et sonore sur la musique et, plus encore, sur la puissance créatrice du collectif. Positif
Pédagogique sans être didactique, "Nous l’orchestre" trouve en la sensibilité et le vivre-ensemble deux angles passionnants pour parler de musique classique à tous les publics. Culturopoing.com


