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Du 29 juillet au 11 août 2026

VANILLA

MAYRA HERMOSILLO

Mexique, sortie 20/05/2026, 1h39 - VOST

 

A Torreón, au Mexique, Roberta, fillette de 8 ans, vit avec sa mère Alicia, et 5 autres femmes, dans une maison menacée d’être saisie. On y trouve Geogina, sa grand-mère, Limbania, la sœur de celle-ci, Conchita l’arrière grand-mère, ainsi que Tachita, la domestique et Manuela, la jeune tante de Roberta. Dans ce lieu où ces femmes ont toutes eu des déboires avec les hommes, Roberta reste persuadée que son père, aujourd’hui avec une autre famille, veut toujours d’elle…

 

En prenant le point de vue d'une fillette de 8 ans, "Vanilla" dépeint à hauteur d'enfant la vie quotidienne d'une maisonnée composée de 7 femmes. Mettant surtout en avant l'insouciance, le jeu et la complicité, dans des moments quotidiens de cuisine, courses, repas, mais aussi de contact avec un voisinage rassurant, le film relègue les problèmes d'argent à de petits éclairages concernant les différents personnages (Conchita qui vole des bijoux chez une amie, Limbania qui vend ses feuilles de vignes, voire plus...).

C'est ainsi que le danger potentiel est représenté par les ombres des huissiers ou policiers, maintenus derrière la porte, et par les récurrents cauchemars de Roberta.

Oniriques, ceux-ci (dont l'un ouvre d'ailleurs le métrage) représentent peu à peu par la même scène à la plage où évoluent les 7 femmes les pieds dans l'eau, sous un ciel menaçant virant à l'orage, la peur de Roberta de voir la cohésion familiale disparaître. Rêvant toujours pourtant d'un contact avec son père, la réalité de sa relation avec celui-ci transparaîtra au travers de cet exposé filmé qu'elle doit réaliser et repousse.

Marqueur de sa différence de situation par rapport à d'autres élèves, sa manière abrupte de présenter les choses apporte une jolie émotion, tout comme la façon dont ses fantasmes s'expriment à un moment. Cela explique sans doute la perception comme bienveillantes des rares figures masculines du film (le vendeur de la guérite avec lequel elle joue aux cartes, refusant doucement le rôle d'entremetteuse entre lui et sa grand-mère, et Arturo, le petit ami de sa mère), même si la réalité de la relation aux hommes surgit soudain au travers d’un coup de fil de Tachita ou de la trajectoire de Limbiana.

Au final, "Vanilla", premier long de l'actrice Mayra Hermosillo, séduit par son univers coloré et chaleureux, captant la tendresse de femmes qui malgré les problèmes, font bloc.

 

Nourrie d’éléments autobiographiques, pleine de tendresse, cette chronique familiale à hauteur d’enfant a le charme déglingué de ses protagonistes. Les Fiches du Cinéma

 

Un touchant et multiple portrait de femmes. Abus de Ciné

 

A la fois vitupérant et doux, solaire et crépusculaire, ce premier film aux accents autobiographiques (nous sommes dans les années 1980) signé par l’actrice de la série « la Chasse aux gringos » sur Netflix, joue avec fougue et malice de ses contrastes marqués. L’Obs

 Vanilla saisit quelque chose de l’enfance, dans ce mélange d’insouciance rêveuse ou joueuse et de gravité. De cette famille, le film dit le brouillement des rôles et la grande liberté laissée à chacun avec son corollaire de manques et de solitude. Le Monde

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