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LES AMANDIERS
 

VALERIA BRUNI-TEDESCHI
France, Italie, sortie le 16/11/2022, 2h06

Avec Louis Garrel, Nadia Tereszkiewicz, Micha Lescot, Sofiane Bennacer…



C’était quoi, l’école des Amandiers ? Une foudroyante comète qui traversa le ciel du théâtre français, le temps de deux promotions, au mitan des années 80. Scintillant sous l’aura du metteur en scène Patrice Chéreau, qui dirigeait le théâtre du même nom l’abritant, elle essaima une pluie de futures vedettes (Valeria Bruni-Tedeschi, Agnès Jaoui, Marianne Denicourt, Vincent Perez, Bruno Todeschini, Thibault de Montalembert…) dont le passé commun les lie, encore aujourd’hui, «comme des anciens gagnants d’une Coupe du monde» (ainsi que le résuma Laurent Grévill au Monde en 2018). La légende a imprimé une bande de jeunes filles et jeunes gens bénis des dieux, vivant et respirant le théâtre, sous l’égide d’un exigeant génie.
Fin des années 80 : Stella, Etienne, Adèle et toute la troupe ont vingt ans. Ils passent le concours d’entrée de la célèbre école créée par Patrice Chéreau et Pierre Romans au théâtre des Amandiers de Nanterre. Lancés à pleine vitesse dans la vie, la passion, le jeu et l’amour, ils vont vivre ensemble le tournant de leur vie mais aussi leurs premières grandes tragédies…


Sélectionné en compétition officielle à Cannes, Les Amandiers raconte ces quelques années à travers le regard de la jeune Stella, projection fictionnelle de Bruni-Tedeschi et vecteur d’une immersion dans la troupe de l’époque. Comme souvent dans les films de Valeria Bruni Tedeschi, le cinéma est donc avant tout un moyen pour l’actrice-réalisatrice de se raconter, ou plus précisément de proposer des variations autour de certains moments clés de son existence. Elle, qui a été élève de Patrice Chéreau, nous plonge ainsi à la fin des années 80, au cœur de la vie d’une bande d’apprentis comédiens, pensionnaires de l’école du Théâtre des Amandiers, créée par Pierre Romans et l’illustre metteur en scène de La Reine Margot. En suivant le parcours de Stella, Étienne, Adèle et les autres, elle saisit une fougue, une envie viscérale de jouer, de plaire, de vivre. La dernière fois qu’ils se sont retrouvés, c’était à l’heure de leur triomphe, en 1987.Tous ensemble réunis, radieux et épuisés, donnant Platonov, d’Anton Tchekhov, à Avignon. Succès. Ovation. Rideau. Cet été-là, les dix-neuf jeunes gens qui composaient la deuxième et dernière promotion de l’école de théâtre de Nanterre, fondée et dirigée par Patrice Chéreau et Pierre Romans, se quittent pour s’absorber dans la vie. C’est cette tranche de leur existence, ces dix-huit mois de travail intense, à pleine vitesse, où rien d’autre ne comptait que l’amour, le théâtre et l’amitié, que l’une d’entre eux, Valeria Bruni Tedeschi, a choisi de raconter au cinéma, trente-cinq ans plus tard.


« Les Amandiers » est un film de comédiens qui fait aimer les comédiens. On ressort de cette histoire, rempli par le goût du théâtre, et enthousiaste à l’évocation du nom de ces jeunes comédiens auxquels Valeria Bruni-Tedeschi a donné naissance. Avoir-alire.com

Émotion, intensité et déraison règnent sur cette évocation par la réalisatrice-actrice de ses années à l’école du théâtre de Nanterre. Louis Garrel joue un Chéreau au sommet de son charisme autoritaire, et Micha Lescot un Pierre Romans blessé, d’une sensibilité irrésistible. Télérama

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