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Du 20 mai au 2 juin 2026

ROMERIA

CARLA SIMON

Espagne-Allemagne, sortie 08/04/2026, 1h55 – VOST

 

1 Nomination « Longs Métrages » au Festival de Cannes 2025

 

Afin d’obtenir un document d’état civil pour ses études supérieures, Marina, adoptée dans l’enfance, doit renouer avec une partie de sa véritable famille. Guidée par le journal intime de sa mère qui ne l’a jamais quittée, elle se rend sur la côte atlantique et rencontre tout un pan de sa famille paternelle qu’elle ne connait pas. L’arrivée de Marina va faire ressurgir le passé. En ravivant le souvenir de ses parents, elle va découvrir les secrets de cette famille, les non-dits et les hontes…

 

Carla Simón, réalisatrice du lumineux Eté 93 et de Nos Soleils (film proche du documentaire autour d'une famille de maraîchers catalans) nous revient avec un film rude mais bourré de l’élan de la jeunesse et d’un espoir effronté. Si ses deux premiers longs métrages sont passés par la Berlinale, où le deuxième a d’ailleurs remporté l'Ours d'or, Romeria, récit dense de la découverte de racines encore floues, n’aura pas convaincu le jury de Cannes l’an dernier.

Déplaçant cette fois-ci son intrigue en Galice, aux alentours de la ville de Vigo, elle crée une histoire partiellement autobiographique, mettant en scène une jeune catalane en quête de lien avec ses deux parents disparus, dans une région et auprès de gens qu’elle ne connaît pas. Un périple construit en miroir des lettres ou du journal intime de sa mère, disparue quelque temps après son père, les images vidéos tournées par le personnage constituant un lien ténu et chargé d’émotion.

Porté par Llúcia Garcia, jeune actrice épatante, le personnage aura l’occasion de poser des questions à chacun, tous livrant des bribes d’informations sur la mort du père, la manière de vivre de ses parents, et tout ce que certains auraient sans doute préféré maintenir cachés.

Intelligemment composé et parfaitement dialogué, le film montre à la fois la relativité du passé, selon qu’il est vu par les uns ou les autres (oncles et tantes, cousins, grands-parents), mais aussi la fragilité de souvenirs souvent empreints de subjectivité, les écarts obligeant finalement à déterrer quelques secrets familiaux peu glorieux. Au-delà, s’il ne constitue pas une parabole politique explicite concernant le pays, Romeria interroge tout de même sur la capacité des générations à regarder en arrière et à reconnaître certaines erreurs.

Mais c’est au final un vent de liberté qui souffle sur ce long métrage des plus émouvants, chapitré par les dates du séjour de Marina, accompagnées à chaque fois d’une interrogation de sa part, et dans lequel le rapport à la mer a une réelle importance.

 

Avec « Romeria », la cinéaste catalane continue d’explorer sa mémoire familiale complexe et douloureuse avec une grâce légère, discrètement optimiste. La réalisatrice est emblématique de la jeune garde qui renouvelle le cinéma espagnol. La Croix

La jeune Llúcia Garcia, merveilleusement dirigée, apporte sa vérité, une beauté réfléchie, lumineuse et émouvante, la solide promesse de vie issue, pourtant, d’une génération sacrifiée. Héroïne modeste et inoubliable d’un film magnifique, elle navigue entre deux époques, avec la grâce fragile et opiniâtre d’un grand voilier. Télérama

 

Après « Nos soleils », Carla Simón signe « Romería », au récit très personnel. Beau, poétique et inspiré, ce nouveau bijou de la réalisatrice catalane l’inscrit plus résolument encore dans le registre des cinéastes à suivre de près. Les Fiches du Cinéma

 

La réalisatrice espagnole s'inspire de sa propre vie dans ce film délicat et émouvant. Les Echos

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