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Du 10 au 23  décembre 2025

LE CHANT DES FORÊTS

Documentaire de VINCENT MUNIER

France, sortie 17/12/2025, 1h36

Après La Panthère des neiges, Vincent Munier nous invite au cœur des forêts des Vosges. C’est ici qu’il a tout appris grâce à son père Michel, naturaliste, ayant passé sa vie à l’affut dans les bois. Il est l’heure pour eux de transmettre ce savoir à Simon, le fils de Vincent. Trois regards, trois générations, une même fascination pour la vie sauvage. Nous découvrirons avec eux cerfs, oiseaux rares, renards et lynx… et parfois, le battement d’ailes d’un animal légendaire : le Grand Tétras…

 

Le film a été présenté dans plusieurs festivals de cinéma à l’image du Zurich Film Festival et du BFI London Film Festival.

Le Chant des forêts a été tourné dans les Vosges, la région d’origine de Vincent Munier. Quelques passages ont également été filmés dans le Jura ainsi qu’en Norvège.

En tout, le film a représenté dix ans de tournage puisqu’il s’appuie également sur des images tournées depuis longtemps par Vincent Munier dans ses affûts vosgiens. Cela représente au final des milliers d’heures accumulées.

Vincent Munier a tourné chaque matin et chaque soir autour de la ferme dans laquelle il habite dans les Vosges. Il partait en quête de l’instant et sa démarche est rapidement devenue une obsession. Pour espérer capter ces moments de grâce qu’il recherchait tant, il a énormément fait tourner sa caméra avant de passer des mois à dérusher afin de ne garder que l’essentiel. Pour le réalisateur, il a fallu être très patient, tant sur le terrain qu’au moment du montage où il a fallu sélectionner les plans et construire le récit.

Le film évoque aussi la quête d’un oiseau disparu des Vosges : le grand tétras. Une espèce animale qui a fasciné le père du réalisateur, Michel, naturaliste. Ce dernier a transmis sa passion à son fils, Vincent, ainsi qu’à son petit-fils, Simon. Le grand tétras est le plus grand oiseau forestier d’Europe. Si elle n’a pas disparu de la surface du globe, cette espèce n’existe pourtant plus dans les Vosges en raison du réchauffement climatique, de la gestion forestière plus industrielle et de l’accroissement des dérangements humains.

En revanche, il est toujours possible de l’admirer en Norvège, pays dans lequel plusieurs grands tétras ont récemment été capturés afin d’être réintroduits dans les Vosges.

La photographie est tout juste sublime, marquant durablement la mémoire avec certains plans : un renard seul sur la neige entre des ombres immenses, une biche et son faon traversant un lac à hauteur de brume, deux bébés grand duc cherchant leur pitance, deux hiboux se fondant dans un arbre mort habité également par un écureuil, un immense tronc d’arbre au sol, recouvert de mousse…

Le bruit marque par moment tout autant, des premiers cris entendus par Simon au début du film, aux cris des grues posées au sol, en passant par le brame du cerf et les bois qui s'entrechoquent lors de leurs affrontements. L’intention de montrer que le beau et l’extraordinaire sont souvent à quelques pas est parfaitement incarnée dans ce film à l’ambiance de conte, que les moments entre humains dans le chalet, éclairés à la bougie, viennent renforcer.

 

Un documentaire à découvrir sur le plus grand écran possible. Abus de Ciné

Quatre ans après “La Panthère des neiges”, le photographe enchante avec cette immersion poétique, ode à la nature autant qu’éloge de la transmission. Télérama

 

Voilà un documentaire rassérénant en ce qu’il nous apprend, ainsi qu’à nos enfants, à prendre le temps, à renouer avec notre écosystème et un rythme de vie dont nos existences hyper-connectées nous éloignent un peu plus chaque jour. Dernières Nouvelles d’Alsace

 

Les scènes de vie qui émaillent le film, en compagnie de la chouette chevêchette, du pic noir, du cerf élaphe, de la coccinelle ou de la fougère aigle (tous crédités au générique !), sont d’une beauté sidérante, et cette beauté est réelle. La Voix du Nord

 

Avec ce film exigeant, dans lequel il faut entrer avec modestie, Vincent Munier, son père Michel et son fils Simon nous font le cadeau de leur patience pour entrer dans un monde habituellement invisible à notre œil pressé de citadin. Franceinfo.Culture

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