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Du 29 Décembre au 11 Janvier 2022

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FIRST COW
KELLY REICHARDT    
USA, sortie le 20/10/2021, 2h02  - VOST  

 

Prix du Jury & 4 Nominations au Festival Américain de Deauville 2021


Au début du XIXe siècle, sur les terres encore sauvages de l’Oregon, Cookie Figowitz, un humble cuisinier, se lie d’amitié avec King-Lu, un immigrant d’origine chinoise. Rêvant tous deux d’une vie meilleure, ils montent un modeste commerce de beignets qui ne tarde pas à faire fureur auprès des pionniers de l’Ouest en proie au mal du pays. Le succès de leur recette tient à un ingrédient secret : le lait qu’ils tirent clandestinement chaque nuit de la première vache introduite en Amérique, propriété exclusive d’un notable des environs...

Cette fable initiatique relate le destin de deux pionniers rêvant d'une vie meilleure dans un monde brutal de trappeurs et de chercheurs d'or, en y apportant la douceur de la pâtisserie. Un drame envoûtant par son rythme lent qui déploie une mise en scène impressionniste, un scénario minimaliste d'une puissance sidérante. Autre temps, autre rythme de vie, que Kelly Reichardt filme comme un lointain écho d’aujourd’hui.
On a rarement vu ainsi l’Ouest américain : à travers l’expérience d’un cuisinier juif et d’un chinois ambitieux qui, dans l’Oregon de 1820, s’associent pour vendre des patisseries aux indigènes et trappeurs braconnant le castor pour le compte d’une compagnie britannique.
La beauté de chaque plan associée à l'empathie pour les personnages : c'est une leçon de cinéma.


Figure de proue du cinéma indépendant américain, Kelly Reichardt s'attache à déconstruire les représentations de son pays en revisitant les genres, du western au buddy movie, toujours à l'économie. « Dans "First cow", je ne me suis permis aucune extravagance en termes de mouvements de caméra. J’ai choisi le cadrage en 4/3, pour montrer les montagnes, l’altitude plutôt que l’élargissement de l’espace. […] C’est un cadrage très intime, une manière de suivre la frugalité, l’économie de ces personnages, et leur intimité. Dans mon film on est dans l’intime, et non dans le grandiose. » 


Un éclat brut de la production indépendante, tel qu'on n'en avait pas vu depuis John Cassavetes. Le Monde

À travers la mise en scène la plus radicale et la plus épurée de sa filmographie, Kelly Reichardt opère un retour en grâce avec « First Cow, » en signant tout simplement l’un de ses meilleurs films, mais aussi l’un des plus beaux films indépendants américains vus récemment sur un grand écran. Un bijou de western classique. Ecran Large

Cette économie de bout de ficelles dessine les fondements absurdes d’un pays qui s’apprête pourtant à être le phare du monde. Magnifique. Première

Kelly Reichardt conserve son goût pour les histoires de perdants magnifiques et les lumières crépusculaires, pour ne pas dire nocturnes. Télérama

Un magnifique western sur l’amitié et le courage. Le Point

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