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Du 29 Décembre au 11 Janvier 2022

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TRE PIANI
NANNI MORETTI
Italie-France, sortie le 10/11/2021, 1h59 - VOST

 

Avec Margherita Buy, Nanni Moretti, Alessandro Sperduti…

12 Nominations au Festival de Cannes 2021


Une série d’événements va transformer radicalement l’existence des habitants d’un immeuble romain, dévoilant leur difficulté à être parent, frère ou voisin dans un monde où les rancœurs et la peur semblent avoir eu raison du vivre ensemble. Tandis que les hommes sont prisonniers de leurs entêtements, les femmes tentent, chacune à sa manière, de raccommoder ces vies désunies et de transmettre enfin sereinement un amour que l’on aurait pu croire à jamais disparu…


Les festivaliers de Cannes ont boudé Moretti, au prétexte qu’il ne faisait plus, avec ce film, du Moretti. On préfère saluer un cinéaste qui ose sortir de sa zone de confort.
En adaptant «Trois étages», le roman de l’Israélien Eshkol Nevo, le réalisateur de «Journal intime» rassemble dans un même immeuble, qu’il déplace de Tel-Aviv à Rome, les violences, les effrois et les délires de notre société.
Un père, qu’une adolescente accuse de l’avoir violée, soupçonne son voisin, un vieil homme, d’avoir abusé de sa fille de 7 ans. Une jeune femme fragile, dont le mari est absent pour son travail, n’arrive pas à porter le poids de sa maternité. Un juge inflexible (joué par Nanni Moretti) répudie son fils qui a tué accidentellement une inconnue...
Cela fait beaucoup de drames à la même adresse. Mais notre époque est-elle vraiment moins noire ?
Grâce à une interprétation remarquable, une réalisation pugnace et un rythme sans répit, Tre piani montre ce qu’on ne veut pas voir et ce qui n’est pas beau..

Triple regard passionnant sur l’Italie contemporaine, où le foyer concentre des angoisses contradictoires, « Tre Piani » séduit par son ambition romanesque et la justesse de sa mise en scène. L’Humanité

Fidèle à son angle intimiste, Moretti évoque l'éclatement d'une communauté de voisinage qui reflèterait la société italienne et, pourquoi pas, l'Europe. Si le message passe bien, Moretti revient à une mise en scène classique, auparavant plus inventive. Culturebox

 

Autant de mises à jour aboutissent à un résultat paradoxal : loin de marquer une rupture dans l’œuvre, « Tre piani » donne au contraire l’impression de retrouver un Nanni Moretti  familier, celui de « La Chambre du  fils « (2001) plutôt que de « Habemus papam » (2011). Télérama

Le cynisme et la noirceur laissent place à une émotion, d’abord diffuse mais qui prend corps, accentuée par la présence d’un bébé ou d’un enfant (les seuls innocents ?).
Tous les personnages vont se sentir perdus voire coupables, à un moment où un autre, dans ce labyrinthe tragique et mélodramatique. La Voix du Nord

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