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Du 12 au 18 janvier puis du 26 janvier au 1er février 2022

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LA TRAVERSEE

          FLORENCE MIAILHE        

France, sortie le 29/09/2021, 1h24

 1 Nomination Longs Métrages au Festival du Film d’Animation d’Annecy 2021 &

1 Prix Fondation Gan pour le Cinéma 2017

Un village pillé, une famille en fuite et deux enfants perdus sur les routes de l’exil... Kyona et Adriel tentent d’échapper à ceux qui les traquent pour rejoindre un pays au régime plus clément. Au cours d’un voyage initiatique qui les mènera de l’enfance à l’adolescence, ils traverseront de multiples épreuves, à la fois fantastiques et bien réelles pour atteindre leur destination…

 

Sur le thème dramatique de l’exil et de l’expatriation, la cinéaste ose l’animation, la poésie et le surréalisme, sur un scénario qui traverse lui aussi les frontières, passant du réalisme au fantastique tout en empruntant à la noirceur morbide de certains contes pour enfants.

Les couleurs vives et les arrière-fonds crépusculaires du dessin, plus impressionniste que naturaliste, font vraiment ressentir la détresse des héros.

 Réalisé entièrement en peinture animée le film prend la forme d'un conte dont la force est renforcée par la poésie des images. Le propos de La Traversée est né de la rencontre entre deux émotions : la mémoire familiale – les arrière-grands-parents de la réalisatrices fuyant Odessa au début du XXème siècle, sa mère et son jeune frère sur les routes de France gagnant la zone libre en 1940 – et la spectaculaire augmentation des déplacements humains au cours des dernières décennies. Des gens poussés par la guerre, la faim, les persécutions, cherchant une meilleure terre où reconstruire leur existence et prêts pour cela à affronter tous les périls. Si le film s’ancre dans les réalités migratoires contemporaines, le sujet est traité de façon intemporelle – afin de montrer la permanence de l’histoire des migrations – en s’inspirant de la narration des mythes et des contes. Le film est découpé en autant de « chapitres » qui correspondent chacun à un domaine du conte et simultanément à une situation actuelle des chemins d’exil. Ainsi, les enfants des rues sont évoqués comme des « frères corbeaux » ou des petits poucets abandonnés par leurs parents, la vieille femme qui recueille Kyona dans la forêt comme une Baba Yaga, le couple des acheteurs d’enfants comme des ogres… Pariant sur le pouvoir de la fiction à rendre compte au mieux du réel, nous utilisons ses codes. L’histoire est située sur une carte imaginaire, rappelant peu ou prou les contours de l’Europe. Les peuples qui l’habitent nous sont étrangement familiers. Rien ne permet d’attribuer une époque donnée à l’histoire, qui pourrait se dérouler au siècle dernier comme aujourd’hui ou demain. Nous sommes dans le temps indéfini de la légende.

 La réalisatrice Florence Miailhe  explique : «Le propos de La Traversée est né de la rencontre entre deux émotions : la mémoire familiale – mes arrière-grands-parents fuyant Odessa au début du XXème siècle, ma mère et son jeune frère sur les routes de France gagnant la zone libre en 1940 – et la spectaculaire augmentation des déplacements humains au cours des dernières décennies.

J’ai vu se refléter dans le parcours des familles kurdes, syriennes, soudanaises, afghanes, celui de ma propre famille juive. Des gens poussés par la guerre, la faim, les persécutions, cherchant une meilleure terre où reconstruire leur existence et prêts pour cela à affronter tous les périls.»

 

Avec La Traversée, Florence Miailhe livre une fable magnifique et atemporelle, et un chef-d’œuvre d’animation. Les Fiches du Cinéma

 

Le résultat, d'une beauté impressionnante, sert admirablement l'histoire de ce conte de l'exil plein d'humanité, à la dimension universelle. Voici

 

C'est fort, tendre, poétique, parfois poignant, ça mérite l'envergure du grand écran (...).

Femme Actuelle

 

La peinture animée, technique d’animation choisie par cette diplômée des Arts Décos, donne naissance à des tableaux d’une beauté captivante pour un résultat d’autant plus impressionnant qu’il s’adresse à tous les publics, avec plusieurs niveaux de lecture différents. Première

 

Formellement, la Traversée est un enchantement, un choc qui se doublera, pour beaucoup, de la découverte de cette technique où la peinture semble fluide et rebat l’image d’un souffle. Libération

 

L’élan lyrique de Miailhe s’exprime par un va-et-vient virtuose entre figuration et abstraction. Positif