TIJUANA BIBLE de JEAN-CHARLES HUE

France-Mexique, sortie le 29 juillet 2020, 1h33 – VOST

 

Avec  Paul Anderson, Adriana Paz…

 

Nick, un vétéran américain blessé en Irak, a perdu ses amis et ses illusions au combat. Il vit désormais dans la Zona Norte, le quartier chaud de Tijuana, la ville réputée la plus dangereuse du monde, près de la frontière qui sépare Mexique et États-Unis. Il y survit au jour le jour au sein d’une communauté d’exclus de l’Amérique. Il fait la connaissance d’Ana, une jeune mexicaine à la recherche de son frère disparu depuis quelques semaines. Les questions qu'elle pose un peu partout commencent à la mettre en danger. Ensemble, ils vont plonger dans les bas-fonds de cette ville aux mains des narco-trafiquants…

Après deux films sur la communauté des gens du voyage (La BM du Seigneur et Mange tes morts), Jean-Charles Hue voulait tourner un long métrage à Tijuana. Le cinéaste a découvert cette ville en 2008 et y a d'abord filmé des portraits. Il y a ensuite tourné Carne viva en 2009, son premier véritable long métrage pour le cinéma. Hormis les trois rôles principaux, les acteurs du film sont des proches et des amis de Jean-Charles Hue qui jouent leurs propres rôles. Certains sont d’ailleurs décédés depuis, assassinés  par le narcotrafic. "Tijuana Bible leur rend hommage, à eux qui n’ont même pas leur nom inscrit au-dessus de leur tombe à la fosse commune de Tijuana", précise le réalisateur.  

Jean-Charles Hue signe un drame mâtiné de film noir et empreint de religiosité qui vaut - entre autres - pour sa lumière et ses accents documentaires. Les Fiches du Cinéma

 

Hue n’en rajoute jamais, il se saisit juste pleinement de l’extrême dangerosité de la ville et de ses fantômes pour embarquer le spectateur dans un voyage aussi troublant que dérangeant, en compagnie d’une étonnante troupe d’acteurs. Première

Un réquisitoire subtil et haletant. Télérama

Tijuana Bible n'est heureusement pas que l'histoire d'un bon Samaritain qui trouve sa rédemption en aidant son prochain. Ceci grâce à la prestation bluffante de Paul Anderson, qui incarne ici avec un réalisme stupéfiant le personnage principal. Le Parisien

Du 9 au 22 septembre 2020