

Du 20 mai au 2 juin 2026
LA FEMME DE
DAVID ROUX
France, sortie 8/04/2026, 1h33
Avec Mélanie Thierry, Eric Caravaca, Armand Valois, Jérémy Régnier…
Voilà Marianne aujourd’hui : femme d’un riche industriel, enviée et admirée, épouse modèle et mère de famille dévouée. Elle va avoir 40 ans et le confort de la vaste demeure familiale a lentement refermé sur elle son piège impitoyable. Prisonnière d’un inextricable réseau d’obligations sociales, familiales et conjugales, complice de son propre effacement, elle a, sans même s’en apercevoir, renoncé à elle-même. Alors, quand resurgit l’ombre de son passé, une brèche s’ouvre. Une autre vie serait-elle possible ? Et à quel prix ?...
David Roux, après son premier film L’Ordre des médecins adapte ici le roman d’Hélène Lenoir, Son nom d'avant. Il explique : "C’est une plongée dans la psyché d’une femme empêchée, dans une famille de la bourgeoisie industrielle catholique de province »
La Femme de n’est pas un film sur la grande bourgeoisie mais un film "chez" les grands bourgeois. Le réalisateur précise que la reconstitution de ce monde était une part importante du projet, mais sans en être le véritable sujet principal : "C’est juste un socle qui se doit d’être crédible pour que la fiction puisse se déployer. C’est un monde qui, depuis la mort de Claude Chabrol, n’est plus tellement représenté au cinéma."
Le réalisateur souhaitait que Marianne se dessine petit à petit, qu’elle reste assez énigmatique : " Quoi qu’elle dise, elle n’est pas écoutée : quand son mari parle d’emménager dans la demeure familiale, elle a beau protester, peu importe, le plan suivant ils y sont installés."
Le metteur en scène se remémore : "Nous cherchions une maison qui incarne une richesse qui n’a cessé de croître de génération en génération, une richesse sûre d’elle, discrètement arrogante."
La maison située près d’Angers - qui rappelle celle de Rebecca d’Alfred Hitchcock - est à la fois belle et menaçante : c’est une élégante prison avec son architecture à l’anglaise dont la fausse douceur angevine est un personnage à part entière.
Sous ses apparences feutrées, « La Femme de » — titre d’une perfection glaciale — est un film tranchant sur la décision d’une femme de ne pas se laisser dissoudre. Télérama
La mise en scène, carcérale et tourmentée, tout en faux-semblants, se fait la chambre d’écho du remarquable jeu de Mélanie Thierry (grande oubliée des César cette année). Son interprétation est un vertige de secrets et d’opacité dont on ne se remet pas. L’Obs
Une charge efficace contre l'hypocrisie d'une certaine bourgeoisie catholique et sa déconsidération de la femme. Abus de Ciné
Cette atmosphère on ne peut plus chabrolienne réussit à David Roux, qui a installé une intrigue a priori simple, mais où les codes d’un milieu fermé se dévoilent peu à peu. Version Fémina
Une plongée suffocante au cœur d’une famille de la grande bourgeoisie provinciale où le patriarcat se transmet de génération en génération. aVoir-aLire.com


