

Du 3 au 16 juin 2026
LA CORDE AU COU
GUS VAN SANT
USA, sortie le 15/04/226, 1h45 – VOST
Ceci est l’histoire vraie de Tony Kiritsis, un homme ruiné à cause d’un emprunt. A Indianapolis, le 8 février 1977, il kidnappe le fils du courtier responsable de sa situation. Il réclame 5 millions de dollars et des excuses. La prise d’otage va durer 63 heures, sous les yeux de la télévision locale, puis nationale. L’Amérique se passionne pour cette affaire. Chacun choisit son camp. Tony est-il un criminel, ou simplement une victime qui réclame justice ?
Pour réclamer justice, Tony a accroché autour du cou de son otage un fil de fer relié à la détente d'une arme susceptible de se déclencher au moindre de ses mouvements. Il exige une rançon et des excuses. Pendant 63 heures, les Américains vont suivre cette affaire, filmée par les caméras de télévision.
Tony est-il un criminel, dangereux kidnappeur ou bien la victime d'un système, et pour cette raison en droit de se défendre ? Gus Van Sant ne tranche pas, mais donne à réfléchir à cette question dans un thriller psychologique haletant et décalé.
Huit ans après DON’T WORRY, HE WON’T GET FAR ON FOOT, dans lequel Joaquin Phoenix incarnait John Callahan, caricaturiste et musicien américain sauvé de son alcoolisme par le dessin, Gus van Sant poursuit son exploration du réel en s'emparant d'un fait divers. Le film alterne les séquences du tête à tête en huis clos de Tony avec son otage, et l'agitation médiatique et policière, et du public, captif et partie prenante du débat, à l'extérieur.
Réalisateur de ELEPHANT, film sur la tuerie du lycée de Columbine, Palme d'or et le Prix de la mise en scène à Cannes en 2003, de LAST DAYS, ou encore de WILL HUNTING, l'histoire d'un jeune délinquant sauvé par son prof de maths, Gus Van Sant se penche une fois encore sur l'Amérique, et réaffirme son goût pour la transfiguration à l'écran de personnages réels écorchés, en lutte contre un système. Il ajoute ici une réflexion sur la mise en spectacle de l'actualité.
A noter qu’il est ici important de rester au générique de fin, les images d’archives diffusées alors, soulignant la véracité des situations représentées au long de l’intrigue, quelle que soit la stupéfaction qu’elles provoquent, tout comme celle des postures du personnage, faisant de ce personnage incarné avec pertinence par Bill Skarsgård un véritable héros de cinéma et de son acte une source de comédie dramatique redoutablement efficace.
Un incroyable fait divers comme base d’une stupéfiante comédie policière [...] Ce fut l’une des très belles surprises du dernier Festival de Venise, marquant le grand retour d’un cinéaste engagé et populaire à la fois : Gus Van Sant. Abus de Ciné
Le retour en force de l'un des meilleurs cinéastes de sa génération. Bande à Part
Ce thriller saupoudré de comédie a beaucoup de qualités : interprétation, image, choix musicaux. Femme Actuelle
En mettant en scène le spectacle médiatique de ce fait divers, Gus Van Sant donne à voir, sans faire l'apologie du preneur d'otage, l'envers de la médaille du rêve américain, et l'illusion tragique de toute forme de résistance à un système qui protège les puissants. Franceinfo.Culture
Gus Van Sant arpente son territoire dramatique de prédilection : les solitudes dans une Amérique fracturée. Le Dauphiné Libéré
Une formidable comédie noire et politique. Elle


