top of page
Retour.png
L'ÊTRE AIME.jpg

Du 1er au 14  juillet 2026

L’ÊTRE AIMÉ

RODRIGO SOROGOYEN

Espagne-France, sortie 16/05/2026, 2h15 - VOST

 1 Nomination au Festival de Cannes 2026

 Réalisateur mondialement célèbre, Esteban Martínez revient en Espagne pour tourner son nouveau film. Il en offre le rôle principal à une jeune actrice inconnue, sa fille, qu’il n’a pas vue depuis treize ans. La jeune femme accepte cette formidable opportunité, mais sait qu’à l’occasion de ce tournage elle va se confronter à un homme qu’elle n’a jamais pu considérer comme un père. Le poids du passé menace de rouvrir leurs blessures...

 

Les films sur le cinéma sont nombreux, comme à chaque fois des opportunités pour mettre la focale sur un septième art qui ne peut se dissocier de ceux qui le fabriquent. Car L’être aimé raconte avant tout un tournage, avec à sa tête un réalisateur important qui décide, à quelques jours du commencement, de placer sa fille comme actrice principale. Cette dernière mène une vie ordinaire, comme serveuse dans un bar et a joué dans une série télévisée. lle n’a pas revu son père depuis longtemps et cette invitation à participer à un tournage remue un passé compliqué où l’alcool et la violence avaient beaucoup de place. D’ailleurs, la mère de l’actrice a elle-même participé au premier film du réalisateur, à la suite de quoi le couple s’est séparé.

Rodrigo Sorogoyen nous a habitués à un cinéma brutal, qui s’approche plus du thriller. Ici, la violence est tout autre. Elle est sourde, insidieuse, et se révèle peu à peu au cours du tournage où tant le père que la fille sont convoqués à revisiter les bribes de leur histoire commune. On apprend beaucoup sur le cinéma et les scènes où l’équipe filme les prises sont d’une remarquable virtuosité. Filmer la fabrication d’un film relève véritablement d’un tour de magie. En effet, le (vrai) réalisateur doit à la fois conduire ses acteurs et se projeter dans le cinéaste qu’il met en scène, sans tomber dans la faute de goût ou l’invraisemblance. En réalité, le spectateur a l’impression de visionner un making-off d’un long-métrage, doublé des tempêtes émotionnelles qui traversent le père et sa fille.

L’être aimé peut se lire dans une double acception. D’abord, c’est le regard que porte le père sur sa fille : des années de silence, de malentendus, d’inconnu le séparent d’elle ; et il ne sait pas s’il filme avant tout une actrice ou sa fille. Ensuite, c’est le regard que porte la fille sur son père, un regard forcément tourmenté car elle a été quittée trop tôt, à un moment où plus que jamais on a besoin de son père. Ainsi, c’est bien le cinéma qui les a séparés, ce qui rend encore plus sensible la dédicace de Sorogoyen à son propre père en fin de générique.

L’être aimé est une œuvre d’une grande densité émotionnelle et romanesque. Le réalisateur cultive un don inouï pour la gestualité de ses comédiens, ce qui apporte au récit une dimension assez extraordinaire. La musique, quasi symphonique, nourrit un film qui a pour ambition à la fois de parler de cinéma et de visiter toute l’épaisseur des personnages représentés. Il s’agit d’un long métrage virtuose qui mêle brillamment différents niveaux de réalité, en sus d’une réflexion très précieuse sur l’acte de création.

 

Un intense thriller insulaire sur le cinéma. Télérama

 

Le septième long-métrage de Rodrigo Sorogoyen brille par son amplitude, sa maîtrise et sa tension. Un nouvel affrontement cher au cinéaste, pour la première fois en compétition à Cannes, avec une œuvre qui parle aussi de cinéma, et qui offre à Javier Bardem et Victoria Luengo un face-à-face puissant. Bande à Part

 

Un film puissant qui aborde la question des rapports de domination masculine à travers l'histoire d'une paternité ratée en séance de rattrapage. Franceinfo.Culture

 

Bardem joue à voix basse et dévore l’écran de son charisme brut. Vicky Luengo, en face, ne lui rend pas un pouce. On aimait le Sorogoyen sec des premiers polars ; on le découvre encore plus maître de ses moyens dans le drame familial qu’il investit avec le même sens de la tension et du suspens. Première

 

Dans un style très différent de ce à quoi Rodrigo Sorogoyen nous avait habitués, le cinéaste offre une page d’une magnifique densité sur la tentative de réparation d’une relation. Une œuvre rare. A Voir-à-Lire.com

bottom of page