

Du 8 au 21 avril 2026
LA RECONQUISTA
JONAS TRUEBA
Espagne, sortie le 28/01/2026, 1h58 - VOST
Madrid. Manuela et Olmo se retrouvent autour d’un verre, après des années. Elle lui tend une lettre qu’il lui a écrite quinze ans auparavant, lorsqu’ils étaient adolescents et vivaient ensemble leur premier amour. Le temps d’une folle nuit, Manuela et Olmo se retrouvent dans un avenir qu’ils s’étaient promis…
A 44 ans, l’espagnol Jonas Trueba a droit jusqu’au 10 février à une rétrospective intégrale de son œuvre, à l’initiative conjointe du Centre Pompidou et du cinéma parisien MK2 Bibliothèque. L’occasion de célébrer un cinéaste qui, au fil d’une dizaine de films, a tout particulièrement brillé dans l’art du récit du sentiment amoureux, du premier coup de foudre à la séparation.
Et en parallèle, Arizona Distribution a la riche idée de sortir cet inédit de 2015. Un film- charnière dans son œuvre : d’abord celui de sa rencontre avec son actrice- phare, l’éblouissante Itsaso Arano ; ensuite, la porte d’entrée idéale pour qui n’aurait encore jamais rien vu de lui. En effet on y retrouve toute la patte de son cinéma, cette façon tout à la fois ludique et mélancolique de raconter les emballements du cœur et son goût pour les longues scènes de déambulation en plans- séquence où les silences et les regards en disent autant que les échanges finement ciselés entre ses personnages principaux.
La Reconquista se déploie en deux temps. D’abord la nuit qui suit l’échange où les personnages décident, dans une forme de parenthèse enchantée, de vivre l’avenir qu’ils s’étaient juré de vivre et de vérifier si les occasions perdues peuvent se rattraper.
Puis un flashback, quinze ans plus tôt, pour voir si la mélancolie du temps passé n’a pas enjolivé leurs souvenirs. Et, comme dans la trilogie Before sunrise de Linklater, cette façon de disséquer le sentiment amoureux, dans un geste où sensorialité et cérébralité ne font qu’un, se révèle un pur délice.
Tout tient ici à l’écriture du récit : à l’orfèvrerie délicate, inventive, gracieuse, de sa mise en scène, tant pour ce qui regarde la structure générale du film que pour ce qui transfigure les scènes de l’intérieur.
La Reconquista réalise ce miracle d’un temps retrouvé, celui du premier amour, avec une infinie délicatesse et une désarmante beauté. Culturopoing.com
Un très joli film sur l’amour qui commence, se termine et renaît, au cœur même d’une capitale espagnole d’une merveille absolue. A Voir-à-Lire.com
Une comédie sentimentale qui croise divinement passé, présent et futur. Télérama
Inédit en France et en salles à partir du mercredi 28 janvier 2026, « La Reconquista » (2016) est le quatrième film du réalisateur d’« Eva en août » et de « Septembre sans attendre ». Un petit bijou de cinéma qui confirme ce talent, méconnu en France, auquel le Centre Pompidou consacre actuellement une rétrospective au MK2 Bibliothèque. La Croix


