

Du 17 au 30 juin 2026
VIVALDI ET MOI (Titre original Primavera)
DAMIANO MICHIELETTO
Italie-France, sortie 29/04/2026, 1h 51 - VOST
Au début du XVIIIᵉ siècle, l’Ospedale della Pietà à Venise recueille et forme de jeunes orphelines à la musique. Dissimulées au public, souvent masquées ou derrière une grille, l’orchestre de jeunes filles se produit pour les riches mécènes de l'institution. Cécilia, 20 ans, y excelle en tant que violoniste. Jusqu'au jour où l'arrivée d’un nouveau maître de musique, Antonio Vivaldi, vient bousculer sa vie et celle de l’Ospedale…
Vivaldi et moi a été présenté en avant-première mondiale lors de l’édition 2025 du festival de Toronto. En outre, il a également été sélectionné dans d’autres festivals internationaux comme ceux d’Arras, le Red Sea Film Festival en Arabie Saoudite ou encore le Palm Springs International Film Festival aux États-Unis.
Il s’agit du premier long-métrage du metteur en scène italien Damiano Michieletto, spécialisé dans l’opéra.
Vivaldi et moi est librement inspiré du roman Stabat Mater de Tizano Scarpa, publié en 2008 et qui a reçu l’année suivante le célèbre Prix Strega en Italie.
La musique du film a été interprétée par l’Orchestre et le Chœur du Teatro La Fenice, le célèbre opéra de Venise construit au XVIIIème siècle et connu dans le monde entier.
Si quelques scènes ont bien été filmées à Venise, l’essentiel du film a été tourné en studio, à Rome.
Pour donner le grain si spécifique à la photographie de son film, le réalisateur n’avait pas particulièrement d’artistes du XVIIIème siècle en tête. En revanche, en compagnie de sa cheffe opératrice Daria D’Antonio, il s’est efforcé de donner un certain style aux images, en prenant soin d’éviter toute rhétorique et tout vernis superficiel, de manière à bien rendre compte de la pauvreté et du dénuement de l’orphelinat. Ainsi, le tournage du film s’est fait à la lumière naturelle et l’image n’a pas été trop retouchée lors de l’étape de la post-production. Seul le minimum a été nécessaire pour les scènes tournées à la bougie ou dans des lieux obscurs, en essayant toujours de projeter sur les visages des lumières obliques, de faire ressortir les contrastes mais aussi les contre-jours et les clairs-obscurs.
Si Damiano Michieletto et sa scénariste, Ludovica Rampoldi, ont conservé l’atmosphère de souffrance et de drame qui se trouvait dans Stabat Mater de Tiziano Scarpa, ils ont néanmoins procédé à quelques ajustements dans l’adaptation du récit. Ainsi, ils ont ajouté des personnages, des scènes ainsi qu’une intrigue qui était totalement absente du roman. En outre, le réalisateur et ses collaborateurs ont mené de nombreuses recherches sur les orphelinats de l’époque, pour savoir comment les enfants mangeaient, où ils dormaient et à quoi ressemblait leur vie.
Une musique tour à tour syncopée, mordante et fiévreuse, mélancolique et douloureuse, accompagne l’humanité de Vivaldi et l’humilité de son élève, que sublime la directrice de la photographie Daria d’Antonio, dans des images aux magnifiques clairs-obscurs. Le Dauphiné Libéré
À travers les destins croisés du maestro Vivaldi et d’une élève orpheline dans la Venise du XVIIIe siècle, ce premier film d’un metteur en scène lyrique réputé dépeint un double éveil : artistique et émancipateur. Tout en révélant l’histoire méconnue des Ospedali. Les Fiches du Cinéma
Un premier long métrage d'une troublante et émouvante beauté au contenu très politique. Positif
Un régal pour les yeux et les oreilles. Télérama
Un récit raffiné et profondément incarné, où la rencontre du théâtre et du cinéma engendre une forme d’épure rare. aVoir-aLire.com
Utilisant la musique toujours à bon escient, comme marqueur d’un don pour Cecilia, comme petites touches qui émanent d’une écriture de partition pour Vivaldi, ou comme appui à certaines scènes clés du film, Damiano Michieletto n’en fait jamais trop. Abus de Ciné


