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Vendredi 13 février 2026 à 20h

RESURRECTION

BI GAN

Chine-France, sortie 10/12/2025, 2h40 - VOST

 

Prix Spécial du Jury au Festival de Cannes 2025

 

Un jeune homme rêveur se réincarne dans cinq époques. Tandis que le XXe siècle défile, une femme suit sa trace…

 

Impossible de le dire autrement, au risque de l’emphase : Resurrection est un éblouissement. Un poème-fleuve. Une traversée du XXᵉ siècle à travers six histoires indépendantes ayant pour fil rouge la magie du cinéma. La première nous projette à l’époque du muet. Une femme (l’actrice Shu Qi, fleur frêle, gracieusement indocile, qui avait illuminé Millennium Mambo, du Taïwanais Hou Hsiao-hsien), à la fois muse, guide, artiste et narratrice, raconte un monde qui ne sait plus rêver. Seuls quelques êtres solitaires, appelés les « rêvoleurs », continuent de le faire en cachette.

Que reste-t-il d’un film de Bi Gan une fois qu’on le visionne loin des festivités cannoises ? La question est légitime tant Résurrection  et, avant lui, Un grand voyage vers la nuit son précédent long-métrage (2018), tous deux présentés en grande pompe sur la Croisette, se posent en condiments esthétiques rêvés des grands raouts festivaliers.

Avec la poésie geek qui lui sert de matrice narrative – Résurrection est une sorte de remake sino-cinéphile d’Inception dans lequel un « voleur de rêves », conscience fantomatique de la Chine moderne, dérive à travers le XXe siècle –, le film part donc sous de sombres auspices, mais trouve toutefois une manière de légèreté qui désembue son horizon.

Appétence pour les récits en arabesques, boulimie de maestria visuelle, gigantisme à tous les étage, style très affirmé du wonderboy chinois (36 ans) a les qualités de ses défauts : une obsession de la performance qui pousse ses films vers un point de rupture où leur sophistication menace à tout moment de tourner à l’esbroufe. Car la mégalomanie créative de Bi Gan abrite un esprit résolument enfantin, prompt à reconfigurer cette fresque monumentale en un grand terrain de jeu foisonnant d’articulations souterraines et de veines fantaisistes, d’envolées lyriques et de saynètes foraines.

C’est par le biais du jeu et au prix d’un enthousiasme presque immature que Bi Gan excave l’âme noire de son pays, ouatée par les ravages de l’opium, ensevelie sous les décombres de la Révolution culturelle, ou en collant aux basques d’une génération de millennials prématurément gagnés par le spleen. Grand bien lui fasse.

 

Ce chef-d’œuvre, car c’en est un, tient de la merveille et de l’enchantement, comme si Bi Gan avait réussi à réinventer la magie originelle du cinéma. Le Dauphiné Libéré

 

Ce film littéralement hallucinant, bercé par des airs de Chopin, de Bach, de rock ou de musique traditionnelle chinoise, et les compositions du groupe électro français M83, emprunte à tous les genres, du muet au polar, en passant par le film de vampire. Franceinfo.Culture

 

Avec « Resurrection », Bi Gan prouve au contraire que le rêve peut, non seulement être une expérience solitaire, mais se vit comme une expérience collective… grâce au cinéma. Inoubliable. Ecran Large

 

Chef-d’œuvre sensoriel et poétique, "Résurrection" réinvente le cinéma comme art total : la mémoire et le rêve deviennent matière, la caméra flotte entre les mondes. Hypnotique et vertigineux, le film laisse une empreinte dont on ne revient pas. Les Fiches du Cinéma

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