

Du 26 août au 8 septembre 2026
L’ETRANGERE
GAYA JIJI
France, sortie 24/06/2026, 1h 41
Avec Zar Amir, Alexis Manenti, Amr Waked…
Selma fuit la Syrie en laissant derrière elle un fils de 6 ans et un mari disparu dans les geôles du régime. Arrivée à Bordeaux après un périple dangereux, elle enchaîne les heures de travail au noir, alors qu’un nouveau combat commence pour obtenir le droit d’asile et faire venir son fils Rami. Selma fait bientôt la connaissance d’un avocat, Jérôme. Leur histoire d’amour va tout remettre en question…
L'héroïne de L'Etrangère pourrait être la grande sœur de celles de Mon tissu préféré, le premier film de Gaya Jiji, car elles ont en commun de ne jamais renoncer à leurs libertés en dépit des contraintes sociales qui sont les leurs.
La mer, la forêt… Après une traversée périlleuse via la Hongrie, la jeune femme réussit à rejoindre Bordeaux, en France. Grâce à des amis qui l'hébergent et veillent même à sa réputation, la migrante syrienne, dont le pays est en proie à un conflit qui a éclaté en 2011, a trouvé du travail dans un café du centre-ville. Sous le coup de la loi Dublin, qui oblige alors les migrants à faire leur demande d'asile dans le premier pays européen où ils ont été enregistrés, elle cherche à la contourner pour rester en France.
Selma repère alors Jérôme, un avocat d'affaires incarné par Alexis Manenti, qui travaille en face de sa brasserie et dont il est un client régulier. Elle arrive à faire en sorte qu'il l'aide parce qu'elle a déjà pris tous les risques pour Rami, son enfant de 6 ans resté en Syrie, en guerre civile….
Jiji a d'abord veillé à construire par petites touches l'histoire d'amour entre Selma et Jérôme : une scène où elle se confie (davantage qu'elle n'aurait dû) sur son compagnon, une autre capte l'envie de Selma de parler à Jérôme et une autre encore, cet élan irrépressible vers Jérôme qui pourrait s'apparenter à de la reconnaissance. Ensuite, ses protagonistes sont taiseux et donnent une dynamique particulière au triangle amoureux dont une scène rend magistralement compte. Tout se passe dans le regard, un dialogue ou une attitude, parfois similaire, mais dont les tenants sont différents chez chacun des personnages.
L'Etrangère, par des chemins détournés, clame aussi que les papiers, le statut migratoire ou administratif dans le pays d'autrui, les drames et contraintes, ne sauraient définir un individu, mais surtout exiger qu'il réfrène des élans légitimes. En d'autres termes, les êtres humains sont égaux en droits... et en désirs.
Le long-métrage de Gaya Jiji est tout sauf un énième film sur un parcours de migrants. C'est davantage l'histoire des amours qui peuvent traverser des individus et des renoncements qu'ils sont prêts à faire, justement, pour préserver ceux qu'ils aiment.
Le parcours courageux d’une Syrienne, décidée à transformer la tragédie de l’exil en renaissance. Un récit sobre, d’un réalisme lumineux et grave. Télérama
Le long-métrage de Gaya Jiyi est tout sauf un énième film sur un parcours de migrants. C'est davantage l'histoire des amours qui peuvent traverser des individus et des renoncements qu'ils sont prêts à faire, justement, pour préserver ceux qu'ils aiment. FranceInfo Culture
Une œuvre délicate, dans laquelle l’espérance nous épaule. Le Dauphiné libéré
Un beau mélodrame sur fond d'immigration syrienne. Les Echos
Malgré quelques développements parfois un peu convenus, Gaya Jiji saisit les doutes, les silences, les tiraillements entre fidélité au passé et désir de réinvention, une souffrance qui ronge les êtres, presque indicible. Le Monde


